Les boursiers guinéens qui poursuivent leurs études au Maroc connaissent un vrai calvaire. Le retard voire le non payement de la dérisoire somme de 50 dollars US par mois rendent la vie insupportable pour ces « laissés pour compte », a appris Guineematin.com, dans un entretien téléphonique avec une étudiante.

Selon mademoiselle Véronique Kpogomou, étudiante en gestion hôtelière, c’est des conditions de vie difficiles que les étudiants guinéens vivent au royaume chérifien. « Le problème de bourse se pose depuis que nous sommes là. Nous sommes arrivés au Maroc le 10 novembre 2015 et jusqu’à nos jours, les autorités ne nous ont pas donné nos bourses encore. Même un franc guinéen, on n’a rien reçu. C’est avant-hier (lundi 20 février 2017, ndlr) que nous sommes allés à l’ambassade, à Rabat, pour voir si nos noms sont sur la liste. Le directeur nous a dit qu’il n’y avait pas nos noms. Du lundi matin jusqu’au mardi soir on était à l’ambassade pour cette question de bourses.  On y a passé la nuit. Et jusqu’à présent on ne nous a pas payés d’abord. Nous sommes dans ces difficultés là. Ça fait 16 mois d’arriérées, depuis novembre 2016. On ne nous dit rien, sauf des fausses promesses seulement », martèle l’étudiante.

Par ailleurs, sur les conditions de vie des étudiants guinéens au Maroc, mademoiselle Véronique Kpgomou dit que c’est très dur. « Nous sommes à l’internat ici. Je vous assure que la vie est tellement difficile ici au Maroc. A l’internat on nous fait sortir du matin jusqu’au soir. Même le ministre est au courant, tout comme l’ambassadeur. Ils n’ont rien fait pour ce problème là », se désole-t-elle.

Alpha Mamadou Diallo  pour Guineematin.com

Tél. : 626 63 37 94

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin