Parlement : un député du RPG rejette le code électoral « parce qu’il est anti démocratique »

Les débats en plénière sur le code électoral se poursuivent ce jeudi, 23 février 2017. Après la lecture des rapports sur le code des collectivités, le texte sur la cour suprême et le code électoral, la parole est aux députés, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont à l’Assemblée nationale.

Si les positions sont tranchées entre les députés du groupe Alliance républicaine qui s’opposent à l’adoption du texte et ceux du groupe libéral démocrate qui appellent à son vote, chez certains députés la position ne semble pas être aussi facile.

C’est le cas du doyen Sékou Savané de Siguiri qui revendiquait ouvertement son opposition au texte. Le député uninominal de Siguiri le répète à qui veut l’entendre « pourquoi je ne vote pas le code électoral révisé, c’est parce qu’il est anti-démocratique », souligne t-il.

Après avoir fustigé l’attitude de l’opposition qui accuse le Président du groupe de la majorité, Amadou Damaro Camara, de manipuler les députés de son groupe dans l’adoption de ce texte. Toute fois, soumis aux conditions politiques de son groupe, le doyen se dit solidaire de la consigne émise et promet de voter en faveur du texte.

Ce texte révisé du code électoral est loin de convaincre le non inscrit et président du Pgrp, Elhadj Ibrahima Sila Bah, évoque des risques de division que ce texte « va créer ».

Pour l’Honorable Bah, au lieu d’une Guinée Une et indivisible, l’application de ce texte va donner quatre Guinée.

Au cours des débats, les femmes parlementaires n’ont pas raté l’occasion pour exiger de respecter la parité Homme-Femme. Pour l’Honorable Nanfadima Magassouba du RPG arc-en-ciel, l’argument selon lequel « on ne voit pas les femmes dans les partis politiques ou elles ne sont pas formées, ne tient pas ».

Car poursuit-elle « s’il s’agit de la propagande politique, vous savez où prendre les femmes. Et si on dit que les femmes sont incapables, il y a autant si non plus d’hommes incapables dans le gouvernement et au Parlement. Les femmes ont reçu la même formation que les hommes et il est temps que la Guinée exprime une volonté politique conforme aux conventions internationales auxquelles elle a souscrit ».

Rappelons que cette plénière a démarré en présence des ministres de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le Général Boureima Condé et son homologue de la justice, Me Cheick Sako, des diplomates notamment, l’Ambassadeur de l’Union Européenne en Guinée, Gerardus Gielen et de nombreux experts. Ce qui montre du coup l’intérêt même de la communauté internationale à l’adoption de ces textes.

Les débats se poursuivent actuellement avec l’intervention du ministre Bouréma Condé de l’Administration du territoire.

A suivre…

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