Ce jeudi, 23 février 2017, ce sont 93 députés, (une présence record) qui sont à l’Assemblée nationale pour le vote de trois lois organiques majeures, ont constaté les reporters de Guineematin.com qui sont dans la salle.

Dès l’entame des débats, c’est le président du groupe de l’Alliance républicaine, Dr. Ibrahima Deen Touré, qui a lu une motion relative au mode du scrutin concernant le vote du code électoral révisé qui fait polémique depuis des mois en République de Guinée.

Dr. Deen Touré a rappelé les dispositions du règlement intérieur notamment l’article 83 qui autorise au moins 15 députés de demander le vote à bulletin secret.

Alors, le président de l’Assemblée nationale, pour se rassurer que ces signataires sont effectivement dans la salle, a demandé qu’on procède à l’appel de ces inscrits. Dr Deen Touré a indiqué qu’il y a 19 inscrits qui sont tous prêts à se lever pour marquer leur soutien à sa motion.

De son côté, le président du groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel (la majorité présidentielle), Amadou Damaro Camara, est intervenu pour mettre la motion à voix.

Côté opposition, le groupe parlementaire Libéral-Démocrate, Dr Fodé Oussou Fofana a indiqué que personne n’a besoin de se cacher le visage pour voter. Depuis toujours, « nous avons voté à main levée », a dit l’opposant, favorable à un vote à main levée.

Une position partagée à 99% par le groupe parlementaire du Rpg-Arc-en-ciel, a précisé Amadou Damaro Camara, qui regrette tout de même ce débat, estimant qu’il n’avait pas lieu d’être, avant de donner son interprétation.

C’est ainsi que le député non inscrit, Ibrahima Sila Bah, a pris la parole pour demander « au président de l’Assemblée nationale de respecter la loi et aux députés signataires de se lever. Cela pourrait nous aider à gagner du temps », a-t-il ajouté.

Mais, le président du parlement guinéen et président de séance, tenant compte de la tension et du niveau des débats, a menacé de lever la séance, « si les députés n’acceptent pas le bon déroulement des débats ».

Prenant la parole, l’Honorable Ousmane Gaoual Diallo a rappelé le contenu de l’article 83 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour dire qu’il revient à la plénière de décider du mode de vote, selon l’environnement qui prévaut. Autrement dit, «il nous faut des urnes et des bulletins. Il nous fallait donc préparer tout cela avant », a ajouté l’opposant.

Une déclaration qui ne passe pas chez le député de Kaloum Baïdi Aribot qui s’est opposé à cette interprétation.

Enfin, pour trancher, les yeux sont tournés vers le président de l’Assemblée nationale, président de séance. Au finish, il a décidé que le vote se déroulera comme d’habitude ; donc, à main levée, a-t-il tranché.

A suivre…

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