La journée de ce jeudi, 23 février 2017 pourrait être déterminante à l’Assemblée nationale où se sont donnés rendez-vous les acteurs de la société civile (notamment les responsables des antennes de la plate-forme des citoyens unis pour le développement-PCUD) et les forces de l’ordre.

Selon le nouveau programme de travail établi par la commission des lois, les honorables députés vont débattre en séance plénière ce jeudi le code électoral révisé, le code des collectivités et la loi organique sur la Cour suprême.

Si les deux derniers passent presqu’inaperçus, le code électoral révisé lui, divise les acteurs. D’un côté les principales formations politiques signataires de l’accord du 12 octobre (la mouvance Rpg-Arc-En-Ciel au pouvoir et celle de l’Ufdg de l’opposition républicaine) et de l’autre, la société civile et certains partis politiques, l’Ufr et ses alliés en tête.

Les premiers se voulant plus réalistes estiment que seule une élection communale avec une proportionnelle à la base peut permettre de résoudre le problème de la gouvernance locale. Faux, soutient le camp adverse qui s’oppose à « toute politisation des quartiers et districts ». Ce camp milite pour les candidatures indépendantes pour les quartiers et districts.

Pendant ce temps, l’opposition républicaine multiplie les démarches et les déclarations pour que le texte issu de l’accord politique ne connaisse aucune modification. Le pouvoir, partagé entre le devoir de maintien de la paix, le souci de respecter la Constitution et placé sous la pression de la société civile, tente de sauver la situation par tous les moyens.

Des négociations sont menées et la majorité présidentielle sensibilise ses membres, nous indique un responsable du camp présidentiel.

Cependant, confie à Guineematin.com, un proche de l’alliance républicaine de Sidya Touré, « notre opposition ne fait aucun doute et nous allons demander un vote à bulletin secret ». Une procédure autorisée par le règlement intérieur du Parlement à condition qu’il y ait 15 demandeurs parmi les députés.

Face à certains représentants de la société civile qui se sont rendus au Parlement le 16 février, les honorables Ousmane Gaoual Diallo de l’Ufdg et Amadou Damaro Camara, Président de la majorité parlementaire, avaient souligné que « c’est seule la plénière qui fait la loi. Il appartient donc aux députés d’exercer librement leur droit de vote ».

En clair, rien n’est gagné à l’avance et tout peut arriver, conclut un observateur qui se veut prudent même s’il conseille de rester optimiste en dépit de tout.

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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