Les époux, Aboubacar Titi Camara (ancien capitaine de l’équipe national de footballeur et ancien ministre guinéen des Sports) et Mariama Koulibaly, étaient encore au Tribunal de Première Instance de Dixinn, ce mardi 28 février 2017. Après le dénouement (le jeudi 21 décembre 2016) suite à la plainte de sa femme, c’est désormais l’ancien capitaine du Syli national de Guinée qui poursuit sa femme pour des délits de faux et d’usage de faux en relation avec leur acte de mariage, a appris un reporter de Guineematin.com qui était au tribunal. 

Actuellement, on apprend que le couple est en instance de divorce. Et, à l’appel du dossier, c’est l’avocat de madame Mariam Koulibaly, maître Mohamed Bérété, qui a pris la parole pour demander au Tribunal de déclarer cette action irrecevable. Selon lui, c’est l’acte de mariage qui est incriminé.

« Il s’agit d’un acte de mariage qui est taxé de faux. Or, ce couple a vécu pendant 20 ans avec cet acte de mariage. Pendant 20 ans, ce couple paye la fiscalité avec cet acte. Depuis leur union, ce couple menait la vie avec cet acte. Titi Camara s’est servi de cet acte pour la vente de son appartement qui se trouve à Paris sous la communauté des biens. Alors, pourquoi attendre jusqu’en 2017 pour incriminer cet acte ? Si l’acte est taxé de faux, sur quelle base le couple vivait ? Cela veut dire alors qu’ils n’étaient pas mariés », soutient maître Mohamed Bérété.

Pour faire la lumière et asseoir la religion du Tribunal, maître Bérété a suggéré « d’écrire à l’ambassade de France pour obtenir une réponse en moins de 24 heures sur cette affaire».

Cependant, la partie adverse, par la voix de maître Youssouf Camara, a demandé au Tribunal d’entamer les débats au fond tout en rejetant purement et simplement cette sollicitation d’irrecevabilité soulevée par la défense.

Pour sa part, le procureur, Mohamed Samoura, a fait observer que c’est au cours d’une procédure de divorce que l’acte incriminé a été fourni par la prévenue. Pour lui, il n’y a pas de prescription en la matière, étant donné que le dernier acte remonte à 2016. « Les trois ans ne sont pas écoulées ! Alors, il faut rejeter cette demande parce qu’elle est mal fondée », a-t-il lancé.

Ainsi, après une suspension de l’audience pour 15 minutes (le temps pour le Tribunal de délibérer sur cette demande), le président, Mangadouba Sow, a rejeté cette demande de l’avocat, tout en ordonnant la poursuite des débats.

Après cette décision du juge, l’avocat a encore soulevé une autre demande relative au déroulement du procès à huit clos. « Pour ne pas que ce procès trouble l’ordre public en touchant aux bonnes mœurs, je vous demande d’ordonner à ce que cette audience se tienne à huit clos », a-t-il sollicité.

Une demande que le camp adverse et le procureur n’ont pas apprécié, précisant : « il n’y aura pas de trouble à l’ordre public ni atteinte aux bonnes mœurs. Il s’agit de délit de faux et usage de faux », ont-ils fait remarquer.

Cette réponse a poussé maître Bérété à rappeler au Tribunal qu’aux audiences précédentes, opposant toujours Aboubacar Titi Camara à sa femme, Mariam Koulibaly, sur une autre plainte portant sur l’abandon de famille, « cela a fait un tollé dans la cité ».

On se rappelle qu’à l’époque, le mari et ancien ministre, Titi Camara avait fait beaucoup de révélations, accusant notamment sa femme, la charmante Mariam Koulibaly, de sortir avec des personnalités publiques comme l’homme d’affaires Kerfala Person Camara, alias KPC, le PDG du groupe GUICOPRESS. La médiatisation de ce procès qui intéressait le public guinéen plus que les autres avait poussé les parties opter pour des débats à huis clos. On connait la suite !

Pour ce deuxième procès de ce mardi, la suite des débats a finalement a été renvoyée au mardi 21 mars 2017.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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