Un atelier sur la gouvernance des ressources naturelles et prévention des conflits en Afrique de l’Ouest s’est tenu dans la capitale Guinéenne du 7 au 9 mars 2017. Cette initiative de Gorée Institute a abouti à la mise en place d’une « plateforme citoyenne pour une meilleure gouvernance du processus de gestion des ressources naturelles et environnementales ».

Au cours de la dernière journée, les participants ont été formés sur les défis de la gouvernance des ressources naturelles en Guinée, l’orientation de la gestion inclusive et participative des ressources naturelles et les techniques de plaidoyer avec des approches collaboratives.

Prenant la parole au non des participants, madame Madeleine Maka a remercié Gorée Institute pour cette opportunité offerte au cours de cet atelier multi-acteurs. Elle a annoncé que cette nouvelle plate forme citoyenne s’engage a « restituer toutes les connaissances et stratégies acquises dans le cadre de cet atelier multi-acteurs, tant au niveau de nos organisations respectives qu’au niveau des communautés impliquées, de manière formelle ou informelle, dans les initiatives dédiées à la prévention des conflits liés à la gestion des ressources naturelles en République de Guinée. Il sera mené des actions de sensibilisation en tenant compte de la dimension genre, la dimension multi acteurs de la problématique, à l’endroit de toutes les parties prenantes dans la gouvernance et la gestion des ressources naturelles en Guinée. Aussi, il sera défini des stratégies citoyennes de contrôle de l’action publique dans la perspective de prévention des conflits liés aux ressources naturelles », se sont engagé les participants.

Pour Doudou Dia, directeur de Gorée Institute, les trois jours ont été conviviaux, c’est pour quoi il souhaite que « les ressources naturelles soient conçus comme une niche de transformation économique et sociale, parce que l’abondance des ressources naturelles parfois rime avec malédiction des ressources naturelles et, la bénédiction des ressources naturelles profite aux compagnies étrangères. C’est là il y a nécessité d’inverser la tendance. Donc, il faut inverser la tendance pour qu’on ait une bénédiction des ressources naturelles », a souhaité monsieur Dia.

Le directeur de Gorée Institute pense que « l’Afrique doit être le protagoniste de son propre devenir. Et être le protagoniste de son propre devenir, c’est investir dans la production du savoir. C’est à travers les réflexions qu’on puisse faire ce travaille de plaidoyers, mais aussi identifier les caps qui sont résorbés à travers les renforcements de capacité. C’est pourquoi vous devez avoir des acteurs de légitimité diverse. La leçon à tirer est qu’on a procédé à un exercice de gouvernance. C’est pourquoi, dans les jours à venir, un comité de pilotage sera mis en place pour aller dans le sens de la mise en place d’un protocole d’entente », a-t-il expliqué.

Le directeur national de citoyenneté pense que « c’est le mépris des droit des uns et des autres qui est à la base de toutes les calamités que l’humanité a connues. Pour atteindre l’idéal, il faut partir du réel. Il faudrait qu’on fasse le constat qui est là. Se battre pour la paix c’est aussi contribuer à la citoyenneté. Il faut qu’on aille demander ce que chaque acteur doit faire pour voir si c’est en lien avec ce qu’il doit faire. Parce que la problématique des zones minières, c’est ce que les politiques disent à la population lors des campagnes. Il ne faut pas dire aux populations ce qu’ils ne doivent pas avoir. Le diagnostic pris ne doit pas être le diagnostic d’une seule personne », a-t-il estimé.

Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620848501

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