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C’est une affaire de viol qui date de près deux ans qui vient de refaire surface dans la ville carrefour avec la comparution du prévenu Alhassane Camara, chauffeur, âgé de 35 ans au tribunal de première instance de Mamou hier, mercredi 15 Mars 2017. Il est accusé d’avoir violé une fillette âgée de huit ans. Les faits se sont produits dans la nuit du 25 Avril 2015 aux environs de 20 heures dans le quartier Almamya Terrain, dans la commune urbaine de Mamou. À la barre, l’accusé a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Revenant sur les circonstances de son interpellation le 29 Avril 2015 par les agents enquêteurs de la police, le prévenu a expliqué au tribunal qu’il a été arrêté au Temple sis au quartier Almamya Terrain où il fumait du chanvre indien avec deux autres individus. « Les policiers sont venus nous trouver en train de fumer du chanvre indien. Nous étions au nombre de trois et nous avons immédiatement pris la fuite. Ils nous ont pourchassé mais quelques instant après je me suis arrêté car je ne me reprochais de rien. Ainsi les agents sont venus m’arrêter et me conduire à la police, puis au camp militaire », confié Alhassane Camara, tout en précisant qu’il avait fui du temple par peur d’être arrêté pour détention ou consommation de chanvre indien.

« C’est au camp militaire qu’on m’a informé que j’ai été arrêté pour viol. J’ai répondu que je n’avais jamais fait cela », soutient monsieur Camara, qui affirme avoir lui-même réprouvé l’auteur de ce viol. « Celui qui a violé cet enfant est un maudit », aurait-il dit quand il a appris ce cas de viol.

Compte tenu de son âge, la victime HB n’a pas comparu devant le tribunal. Mais, pour le ministère publique, le portrait physique décrit par la victime aux enquêteurs de la police sur son bourreau et qui a servi à l’identification et l’arrestation de monsieur Alhassane Camara colle parfaitement au prévenu.

En effet, selon le père de la victime, monsieur Mamadou Garanké Baldé, sa fille HB avait fait, sur son lit d’hôpital, une description physique de son bourreau qu’elle avait décrit comme une personne élancé, de teint clair et portant une T-short blanche sur laquelle était inscrite le nombre ‘’16’’.

Pour le ministère public, au moment de son arrestation, Alhassane Camara portait un T-shirt blanc sur lequel était inscrit un nombre.

Des propos confirmé par l’accusé qui précise tout de même que son t-shirt à lui, c’est le nombre ‘’19’’ qui est inscrit dessus.

Après une longue séance de question-réponse entre le ministère, la défense et le prévenu, le président du tribunal, monsieur Sidiki Kourouma a ordonné un supplément d’information à la demande de l’avocat de la défense qui souhaite que le tribunal ainsi que les parties au procès effectuent un transport judiciaire sur les lieux où le viol a été commit. C’est suite à cette décision que monsieur Sidiki Kourouma a suspendu les débats et renvoyer l’audience au 29 mars 2017.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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