Meurtre ou mort naturelle ? Spéculations autour de la mort d’un bébé de 7 mois à Mamou

La mort d’un bébé de sept mois survenue le dimanche dernier, 19 mars 2017, à Tchewel dans le quartier Téliko, situé au Sud dans la commune urbaine de Mamou fait couler assez de salives dans la ville carrefour. Les commentaires vont bon train et les avis divergents sur les circonstances du décès de Fatoumata Binta Diallo, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant à Mamou.

Selon les premières informations recueillies sur place, la mère de la victime, Madame Ramata Baïlo Camara était allée au marigot pour faire la lessive en laissant son bébé à la maison avec d’autres enfants un peu plus âgés que lui. A son retour, elle a trouvé son enfant mort et allongé sur le lit. Immédiatement, elle a pointé un doigt accusateur sur une fille âgée de 14 ans. Halimatou Diallo sera ainsi accusée par sa marâtre d’avoir étranglé son bébé.

La nouvelle de ce ‘’meurtre’’ se rependit comme une traîné de poudre dans la cité où les citoyens vont de leur propre chef pour se forger un scénario du ‘’meurtre’’. Si tout le monde s’accorde à un étranglement, les avis divergent sur les moyens utilisés. « C’est avec les mains que la fille a étranglé le bébé », soutient les uns ; « le bébé a été étranglé à l’aide d’un tissu ou d’une serviette », racontent les autres.

Mais, selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, monsieur Sidiki Camara, l’autopsie réalisé sur le corps de la victime révèle que Fatoumata Binta Diallo est décédé d’une mort naturelle. « À l’hôpital régional de Mamou, le médecin légiste a examiné le corps de l’enfant et il a conclu à une mort naturelle », a confié le procureur Sidiki Camara qui note des querelles, voire des rivalités à l’intérieur de cette famille.

« Selon nos informations, il y a des problèmes dans cette famille. Madame Ramata Baïlo Camara vit une véritable haine à l’égard des enfants issus du premier mariage de son mari, dont Halimatou Diallo. C’est pourquoi, elle a accusé Halimatou Diallo d’avoir tué son enfant », a expliqué le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Pour l’heure, les enquêtes se poursuivent, alors que la victime a été inhumée hier, lundi. Mais, pour le procureur, Sidiki Camara, si les parents de Fatoumata Binta Diallo estiment que l’expertise effectué par l’hôpital n’est pas satisfaisante, ils peuvent demander une contre-expertise conforment à la loi.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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