Accusé de vol et de viol sur une vieille de 74 ans, Bademba Keïta, un jeune homme de 27 ans a comparu pour la seconde fois hier, mercredi 22 mars 2017, au tribunal de première instance de Mamou. Les faits qui lui sont reprochés remontent au 15 mars 2016 dans la sous-préfecture de Kankalabé, préfecture de Dalaba, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Mamou.

Depuis l’ouverture du procès, la semaine dernière, Bademba Keïta a plaidé non coupable des faits de vol et viol doit-il est accusé.

Revenant sur cette journée du 15 Mars 2016, l’accusé a expliqué qu’au moment des faits, il était en train de refaire la clôture du jardin de sa mère qui se situe à environs trois kilomètres du village où les faits de vol et viol ont été commis. « C’est tout simplement des accusations proféré contre moi. Je ne connais rien dans cette affaire », a confié Bademba Keïta.

Mais, pour la victime, KND, c’est bien Bademba Keïta qui l’avait violée et volée son argent (un million quatre cent vingt mille de francs guinéens) et sa torche.

« J’étais allé chez une dame à Séréyah pour récupérer de l’argent que mes enfants m’avaient envoyé depuis Conakry. Sur le chemin du retour, j’ai rencontré Bademba Keïta qui était cagoulé d’une chemise qui cachait son visage. Il m’a brusquement donné un coup sur le visage et je suis tombé. Il est venu s’asseoir sur mon ventre tout en continuant à me roué de coups. C’est ainsi qu’il a pris mon argent et ma torche. Ensuite, il a ôté mon pagne et il m’a violé. Mais, malheureusement pour lui, pendant qu’il jouissait de moi, la chemise qui cachait son visage est tombée. Il m’a demandé si je l’ai reconnu. J’ai répondu par la négative, alors que je l’avais très bien reconnu parce que je le connaissais avant cet acte. Quand il a fini, il m’a laissée impuissante et couchée à même le sol », a expliqué madame KND.

Dans sa réquisition, le ministère public a fait une reconstitution des faits tout en faisant observer au tribunal que la victime a été conduite au centre de santé de Kankalabé avant d’être évacué d’urgence à Conakry pour des soins plus appropriés.

Accusant Bademba Keïta de s’être inscrit dans une logique de négation des faits, alors qu’il les avait reconnus à la police de Kankalabé, le ministère public a soutenu que l’accusé est un récidiviste qui avait été condamné en 2013 par la justice de paix de Dalaba à quatre mois de prison pour des faits similaires.

Pour la répression, le ministère public a requis dix ans de réclusion criminelle tout en ordonnant une période de sûreté de cinq ans et une interdiction de séjour de cinq ans à Kankalabé.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Me Mohamed Abou Camara a qualifié les réquisitions du ministère public de ‘’ légende’’ et de ‘’conte’’. Car, explique-t-il, en dehors des déclarations de la victime et de son client, aucun témoins et aucune preuve n’a été présenté devant le tribunal pour asseoir sa conviction sur la culpabilité de Bademba Keïta dans cette affaire. C’est pourquoi, soutient-il, le tribunal doit renvoyer son client aux fins de la poursuite pour délit non constitué.

C’est sur ces mots que le président du tribunal de première instance de Mamou, monsieur Sidiki Kourouma a annoncé la clôture des débats et renvoyer l’audience au 5 Avril prochain pour le délibéré.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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