Matoto: la police routière impuissante face à l’envahissement du trottoir par les mendiants

A l’image de plusieurs autres axes routiers de la capitale Conakry, le grand carrefour de Matoto est par de mendiants qui occupent le trottoir. Une situation qui perdure sous l’œil impuissant de la police routière et qui concours à créer des embouteillages aux heures de pointe, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Ils sont de plus en plus nombreux, femmes et enfants, majoritairement composé d’albinos ou d’handicapés à occuper le trottoir du carrefour de Matoto à la recherche du quotidien malgré les dangers liés à une telle pratique.

Selon un riverain, les mendiants s’installent très tôt les matins sur le trottoir avant même l’arrivée des policiers qui sont chargés de règlementer la circulation. « Ils sont très matinal ces mendiants. Ils viennent avant tout le monde dans l’objectif de rencontrer les premiers usagers en direction de la ville ou du grand marché de Madina. Comme c’est les policiers dès fois qui les empêche de mendier sur le trottoir, ils viennent s’installer très tôt », a confié Alpha Amadou Sall.

Pour monsieur Monsieur Sall, malgré les risques, les mendiants s’en sortent plutôt bien en restant sur les lieux. « Ils gagnent beaucoup, ces gens que vous voyez. Comme vous le savez, plusieurs sacrifices leurs sont destinés surtout les albinos ou les jumeaux. Des fois, c’est des moutons, de la volaille, du riz, de l’argent ou autres objets divers qu’on leur offre. Après la collecte du gain journalier, ils revendent tout avant de rentrer », soutient-il.

Une fille albinos rencontrée par notre reporter déclare être venue de Kindia avec sa grande sœur, qui est aussi albinos, pour chercher le quotidien. « Je suis ici avec ma grande sœur. Nous sommes venues de Kindia depuis maintenant des années pour chercher de quoi vivre. Ici, nous habitons à Dabompa. Nous venons tous les jours pour le rond point de Matoto parce qu’ici il y a assez de monde », a expliqué Salematou Bangoura.

Interpellé sur le rôle des autorités chargés de règlementer la circulation, un policier qui a requis l’anonymat explique que toutes les tentatives de faire quitter les mendiants du trottoir sont restés vaines. « Mon ami, on a tout fait, mais on n’arrive pas à les faire quitter le trottoir. On craint d’abord pour leur sécurité, en plus ils créent des embouteillages les matins et les soirs. La police routière, la CMIS et même la police verte, ont tous tenté de les enlever d’ici, mais impossible », a dit l’agent.

A signaler qu’au delà de la présence des mendiants sur le trottoir, l’occupation de la chaussée par les vendeurs et vendeuses ainsi que sa dégradation contribuent à la création d’énormes embouteillages sur les lieux et dans tous les sens.

Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél: 621 607 907

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