Procès des étudiants à Mamou : la sécurité sollicite Labé, Kindia et Faranah pour des renforts

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Interpellés et auditionnés, hier, lundi, suite aux violences survenues entre les forces de l’ordre et les étudiants de l’institut supérieur de technologie, les 21 étudiants (dont quatre filles) actuellement détenus à la prison civile de Mamou verront leur procès s’ouvrir demain, mercredi 29 mars 2017, au tribunal de première instance de Mamou, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tout est parti de la mort de deux étudiants, dans la nuit du samedi au dimanche, dans un incendie provoqué par un court-circuit lui-même dû à l’instabilité du courant électrique qui faisait des va et vient cette nuit à Mamou. Hier, lendemain de leur enterrement, les étudiants de l’institut supérieur de technologie de Mamou ont décidé de manifester contre la société publique « Electricité de Guinée », qu’ils accusent d’être à la base de la mort de leurs camarades. Et, ils se sont ainsi affrontés aux agents de la sécurité chargés du maintien d’ordre qui ont réussi à interpeller 21 étudiants.

Malgré l’intervention de certaines autorités de la place pour tenter d’obtenir la libération de ces étudiants afin d’apaiser la tension, la justice est restée sur sa position. Et, la procédure judiciaire pour la tenue d’un procès a été enclenchée.

« Les vingt-un étudiants ont été entendus sur procès-verbal. Ce procès-verbal a été transmis au parquet et au jour d’aujourd’hui, ils ont été tous placés sous mandat de dépôt. Mes substituts sont actuellement (13 heures 15’) à la maison centrale pour les entendre par rapport aux faits qui leur sont reprochés », a expliqué à Guineematin.com monsieur le procureur, Sidiki Camara.

Dénonçant les troubles à l’ordre public, le procureur a indiqué qu’il n’est pas normal pour un citoyen, tant qu’il n’a pas une autorisation préalable délivrée par une autorité compétente, notamment le maire, de sortir dans la rue pour faire des manifestations.

« En se comportant de la sorte, ces étudiants ont commis une série d’infractions contenu dans notre code pénal. Il y a non seulement des faits de destruction d’édifices publics et de biens privés, parce que le palais de justice et nos véhicules ont été endommagés ; mais aussi des faits de coups et blessures parce que mon garde du corps a été atteint au niveau de la tête. Il y a également des faits de violences, de voie de faits et des faits de participer de façon délictueuse à des réunions, des cortèges et des défilés qui ne sont pas du tout autorisés », rapporte monsieur Sidiki Camara.

Concernant la tenue du procès, le procureur ne veut pas perdre du temps : « compte tenu de l’urgence et du caractère sensible de cette affaire, le procès de ces étudiants se tiendra demain Mercredi pour que chacun soit situé par rapport à son sort ».

Un procès qui se tiendra sous haute sécuritaire. Car, selon des sources concordantes, des renforts en provenance des régions de Labé, de Kindia et de Faranah sont attendus pour appuyer les effectifs de police et de la gendarmerie déjà existants à Mamou.

« Ces renforts vont rallier la ville carrefour à la demande des autorités de la justice et des forces de sécurité pour nous sécuriser et sécuriser ce procès », confie le procureur Sidiki Camara.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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