L’Institut Nationale de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), en partenariat avec l’ONG ALIMA (Alliance pour l’Action Médicale Internationale), avec le soutien de NIH (National Institute of Health) a officiellement lancé, ce vendredi 31 mars 2017, l’essai clinique de phase 2 portant sur des candidats vaccins contre la maladie à virus Ebola.

C’est au siège d’ALIMA, à Landreayah, dans la commune de Dinxinn, que ce lancement a eu lieu en présence des autorités communales. Le vaccin PREVAC (Partenariat pour la Recherche sur la Vaccination contre Ebola) vise à prévenir une éventuelle résurgence de la maladie, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La maladie à virus Ebola n’est qu’un mauvais souvenir pour la Guinée le Liberia et la Sierra-Leone. Cependant, selon les spécialistes, plusieurs questions restent en suspens, c’est notamment celle relative à la réponse immunitaire des candidats vaccins. L’essai PREVAC permettra donc d’évaluer la rapidité, l’intensité et la durée des réactions immunitaires générées par les différentes stratégies de vaccination, ainsi que l’innocuité et la tolérance des différents vaccins, en particulier chez les enfants et ceci afin de mieux lutter contre les futures flambées de la fièvre Ebola.

Dans son discours, Amadou II Barry, conseiller municipal et représentant du Président de la délégation spéciale de Dixinn à cette cérémonie, s’est félicité du lancement de ce projet de vaccination. Il a salué l’engagement des différents responsables des quartiers de sa commune à accompagner ALIMA dans la mise en œuvre de cette activité.

Aussi, monsieur Barry s’est dit réconforté de savoir qu’au delà de ses activités scientifiques, ALIMA s’implique encore dans le développement socioéconomique de sa commune « parce qu’à chaque fois que la commune, à travers le coordinateur des chefs de quartier, a eu besoin d’eux, ils ont répondu présent », a-t-il témoigné.

De son côté, Judith Katoudi, responsable de terrain ALIMA pour le site de Landreayah a rendu hommage aux hommes et femmes qui ont donné de leur mieux pour faire du projet PREVAC une réalité. Selon elle, l’ONG ALIMA, organisation humanitaire créée en 2009 et intervenant à ce jour dans 10 pays d’Afrique, a trois principaux axes : « la médecine humanitaire de qualité, la recherche opérationnelle et l’innovation ».

Elle a rappelé par ailleurs que les équipes médicales d’ALIMA ont été en première ligne dans la prise en charge des patients.

Dr. Abdoul Habib Beavogui, investigateur principal de l’essai clinique PREVAC en Guinée a pour sa part indiqué qu’il y a trois candidats vaccins : « le AD26.Zebov fabriqué par la firme pharmaceutique Johnson et Johnson et le vaccin MVA-BN-Filo fabriqué par Bavarian Nordie et le vaccin RVSV qui est produit par le laboratoire Merck et, c’est ce vaccin qui a été utilisé pendant l’épidémie d’Ebola. Tous ces vaccins un point de commun, c’est une partie du virus que l’on prend, que les firmes pharmaceutiques développement au laboratoire pour pouvoir produire des vaccins », a-t-il expliqué.

L’autre temps fort de cette cérémonie, a été la visite guidée du site, où nous avons enregistré l’injection d’un candidat. Le site est composé de plusieurs salles, notamment celle du scanner, du consentement, du prélèvement du sang et de la vaccination.

À rappeler que le candidat une fois vacciné est régulièrement suivi par des agents communautaires. Et, selon les spécialistes, comme tout autre vaccin, le PREVAC n’a que très peu d’effets indésirables que sont des maux de tête, des nausées ou des inflammations locales.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com 

Tel. (00224) 621 09 08 18

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