La Guinéenne d’Electricité (EDG) est en passe de se moderniser davantage par la mise en place très prochaine du ‘’Dispatching’’. La démarche vise, à coordonner la gestion optimale du processus de production, de transport, de distribution et de la commercialisation de l’énergie électrique, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans un entretien accordé à des médias, dont Guineematin.com, le chef du projet Dispatching, Boubacar Halphi Diallo, a tout d’abord dit que le Dispatching « est un centre de commande, un outil de gestion qui permet de surveiller, de contrôler et de gérer tout le système énergétique. C’est un outil de gestion de toutes les centrales en passant par les lignes de Haute Tension (HT) et les postes de Haute Tension. C’est ça le dispatching national. A côté de cela, il y a le dispatching régional de Conakry ou centre régional de conduite », a-t-il expliqué.

Selon le chef du projet, le Dispatching est constitué en deux phases. Une première phase qui est le dispatching national « qui part des centrales électriques jusqu’au niveau des postes HT et Moyenne Tension (MT). Vous avez les postes de Matoto, de Lansanayah, de Manéah, de Tombo. La deuxième phase est le dispatching de distribution qui prendra de ces postes HT et MT jusqu’à chez l’abonné », a précisé Boubacar Halphi Diallo.

Par ailleurs, le chef du projet Dispatching ajoute que me centre de Dispatching doit être construit à Matoto. « On a commencé déjà les travaux. Les fouilles et beaucoup d’autres choses ont été réalisées. Mais, comme il avait été arrêté à un moment donné quand il y avait Ebola, on est entrain de la redémarrer. Donc les travaux ont repris avec nos partenaires comme General Electric qu’on appelait auparavant ALSTOM sous la supervision d’un bureau d’études allemand », a-t-il laissé entendre.

Cette reprise s’explique par le fait que le Fonds d’Abu Dhabi a accepté de remplacer le gouvernement guinéen dans le financement de ce projet. Le centre une fois réalisé permettra une amélioration des services actuels en s’appuyant sur la télé conduite. Ce qui conduira, apprend-on, à une surveillance efficace des ouvrages, à l’amélioration de la qualité de service, la réduction des coûts de production (pertes techniques, non techniques et financières), l’intégration aux réseaux ouest-africains…

La durée d’exécution du projet est de 24 mois pour un coût global de 32 millions d’Euros.

Alpha Mamadou Diallo pour Guneematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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