Des banques situées à Kaloum, au centre-ville de Conakry, ont momentanément cessé toute activité pour une bonne partie de la journée de ce jeudi 13 avril 2017. Une assemblée générale a regroupé ce matin les responsables de la FESABAG (Fédération Syndicale Autonome des Banques et Assurances de Guinée), pour se pencher sur « le non respect des accords qui les lient à leurs patrons », a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les responsables de la FESABAG et de nombreux employés des banques ont sillonné les rues de Kaloum, faisant le tour des sièges des banques et assurances. La démarche visait à constater si les travailleurs avaient observé l’arrêt du travail, comme recommandé par la structure syndicale. C’est ainsi que des visites inopinées ont eu lieu dans de nombreuses banques avec en tête de cortège, Abdoulaye Sow, secrétaire général de la FESABAG.

Interrogé sur les raisons de cet acte, monsieur Sow est revenu sur les accords qui lient les employés et leurs patrons et qui font objet du différend entre les deux parties. « C’est des assemblées générales que nous organisons au niveau de nos banques pour expliquer nos relations avec nos patrons. Nous avons déposé une plate-forme revendicative comme il est de tradition. Aujourd’hui, ils ne veulent pas négocier et en plus, ils ne respectent les accords que nous avons signés, et ils ont du mépris pour les travailleurs guinéens. Parce que nous aussi, on besoin d’une vie décente comme les autres de la sous-région, par rapport auxquels avec le même grade, nous n’avons pas le même salaire. Nous revendiquons l’amélioration de nos conditions de vie, nos salaires, notre santé, nos retraites », a expliqué le secrétaire général de la FESABAG.

Par ailleurs, Abdoulaye Sow a dénoncé le refus de la part de leurs employeurs de négocier. « Ils ne veulent pas négocier parce qu’ils vivent dans l’opulence, dans des conditions extraordinaires. Mais, nous aussi on en a besoin même si moyennement. Quand on se compare à nos confrères de la sous-région, alors que nous avons les mêmes contraintes en matière de travail, on n’a pas 50% de leur salaire. C’est inacceptable. Par ailleurs, on exploite les gens alors qu’on a une convention collective qui dit qu’au terme d’une année de stage, après vous signez un contrat à durée déterminée. Mais, ils préfèrent maintenir les gens dans la précarité en les prenant comme sous-traitants. Quand il y a une tache, on la leur fait exécuter et on les dégage comme une peau de banane. Ça fait plusieurs années qu’ils font recours à ça », a laissé entendre le syndicaliste.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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