La campagne de commercialisation de la noix de cajou pour la saison 2017-2018, a été officiellement lancée à Boké hier, mercredi 12 avril 2017, par le ministre du commerce Marc Yombouno. Dans un arrêté ministériel règlementant la commercialisation de ce produit précieux, il est indiqué que le prix de base du kilogramme de noix de cajou est fixé à 7.000 GNF, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

La cérémonie s’est tenue dans la commune urbaine de Boké à l’hôtel Le palmier, en présence des autorités locales et de plusieurs acteurs évoluant dans la filière cajou. Parmi ces derniers, On pouvait reconnaître l’Agence guinéenne de promotion des exportations (AGUIPEX ) qui est d’ailleurs la principale organisatrice de la cérémonie, ensuite la fédération nationale des planteurs d’anacarde de Guinée (FENAPAG), l’Association guinéenne des exportateurs de l’anacarde (AGEXANA), l’union préfectorale des planteurs de cajou (UPPC).

Au nom du gouverneur de la région dont il a représenté, le chef de cabinet monsieur Samba Fraterna Barry, a formulé le mot de bienvenue aux hôtes, avant de préciser que la région administrative de Boké dispose actuellement de 33.735 hectares plantés d’anacardes. Il a ensuite plaidé pour le désenclavement des zones de production et l’équipement des services techniques en moyens de déplacement afin d’améliorer la production de la noix de cajou à Boké.

Dans son adresse au producteur, le ministre du Commerce, Monsieur Marc Yombouno a dit que pour la saison 2017-2018, le prix plancher du kg de cajou est fixé à 7000 GNF. Une annonce qui a été applaudie par les acteurs concernés. Mais le ministre ajoutera que ce prix doit être le minimum possible, mais il peut grimper jusqu’à 20.000 GNF, selon l’offre et la demande, pourvu qu’on ne dépasse pas le seuil à tel point que les demandeurs ne nous tournent le dos pour aller vers les autres pays producteurs, comme la Guinée Bissau, la Côte D’Ivoire, le Ghana, etc…

« Pour cette saison 2017-2017, le prix est fixé à 7000 GNF le kilogramme (prix plancher). Ce qui veut dire que personne ne peut plus venir nous tromper pour acheter à moins de 7 000. Ça peut aller jusqu’à 20.000 francs guinéens. Tout dépendra de l’offre et la demande. Mais si vous fixez des prix exorbitants qui dépassent ceux de nos voisins, les exportateurs vont prendre leurs valises et y aller. Concentrez vos efforts dans la production de l’anacarde et la protection de sa qualité », a dit le ministre.

Poursuivant son allocution, le ministre Marc Yombouno invite la population de Boké, de donner beaucoup plus de priorité à la culture d’anacardes qu’à l’exploitation minière, car les mines ne sont pas renouvelables tandis que dans l’agriculture on peut utiliser le même sol pendant plusieurs années et en obtenir beaucoup de récoltes. Pour prouver que la noix de cajou est hautement plus valeureuse que la bauxite, le ministre a rappelé que « la tonne de cajou ne se négocie pas de nos jours à moins de 1.300 dollars, tandis que la tonne de bauxite ne vaut même pas 50 dollars… ». Monsieur Yombouno a alors indiqué que le souhait du gouvernement guinéen est de faire en sorte que l’agriculture soit la locomotive du développement du pays.

Enfin, avant de déclarer close la journée de lancement officiel de la campagne de commercialisation de la noix de cajou, le ministre a invité les producteurs à s’organiser davantage en mettant en place une structure interprofessionnelle, qui sera l’intermédiaire valable entre eux et l’État.

De Boké, Mamadou Diouldé diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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