Le soulèvement des populations de Boké continuent de paralyser la ville dans la journée de ce mardi 25 avril 2017. Le gouverneur de Conakry, le Général Mathurin Bangoura (qui est un des fils ressortissants de Boké) n’a pas pu entrer dans la ville, a appris le correspondant local de Guineematin.com à la mi-journée.

Bloqué à quelques deux kilomètres de la ville, au quartier Yomboyah, secteur 400 bâtiments, l’émissaire des autorités guinéennes chercherait désormais à rallier la ville à pieds avec les membres de sa délégation.

En attendant, la ville est toujours sous le contrôle des jeunes manifestants. Et, déjà, plusieurs actes de vandalisme ont été enregistrés.

Au-delà des faits relayés dans notre précédente dépêche, la mairie de Boké a été attaquée par les manifestants. Selon nos informations, plus de dix motos qui servaient à l’assainissement de la ville ont été sorties et brûlées ; et, certains bureaux ont été vidés de leur contenu.

Par ailleurs, à Korrera, trois machines de la société UMS ont été calcinées, les panneaux solaires qui longeaient les rails ont également été caillassés.

A midi et quelques minutes, Guineematin.com a appris que les jeunes manifestants ont pris la direction de la centrale hydroélectrique de Batafong qui appartient à la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée) et qui sert notamment à fournir de l’eau à cité de Kamsar…

A rappeler que les citoyens de Boké manifestent depuis hier contre le manque criard d’électricité dans la ville où quatorze (14) sociétés minières exploitent le sous-sol. Depuis le début de ces manifestations, aucune autorité locale ne s’est exprimée face à cette situation qui est la résultante de la frustration de la presque totalité des populations de Boké.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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