La nouvelle ministre de l’environnement, des eaux et forêts Madame Assiatou Baldé, a été reçue le lundi, 24 avril pour la première fois par la représentation nationale pour défendre le vote du nouveau code forestier.

Dans un langage un peu hésitant, la cheffe du département dans sa réponse aux questions des députés a sollicité l’implication de ces derniers « quand au paiement des différentes taxes forestières par les sociétés minières », en vue d’améliorer ses recettes.

Pour lutter efficacement contre les feus de brousse et la fabrication du charbon et inverser cette tendance, madame Baldé soutient « qu’il est obligatoire de faire la promotion du gaz butane à l’instar des autres pays comme le Mali. Je sollicite auprès de vous votre implication pour sensibiliser le gouvernement à mettre en place une caisse de péréquation ou au renoncement des taxes sur le gaz, sans quoi la pression sur la nature restera la même ».

Un engagement qui est loin d’être ferme alors que tout retard supplémentaire est dangereusement dommageable à l’environnement guinéen, regrette-t-on.

Abordant la question sur l’implication présumée des agents forestiers dans la coupe du bois, la patronne de l’environnement estime que « nul n’est au dessus de la loi » mais plaide pour une prise en compte des conditions de travail et de vie des agents. « Il faut également œuvrer à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail des écogrades sur le terrain. Cela va beaucoup aider le département ».

De l’agression de nos forêts par des voisins ivoiriens, le ministère regrette la non matérialisation des frontières, lance-t-elle sans trop de commentaires.

De l’arrêté d’interdiction de la coupe du bois, elle rappelle que celui-ci « a été pris à l’époque par le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana en 2011 et moi je suis Cheffe de cabinet seulement en 2014 ».

Quand à l’application de ce nouveau code, la ministre appelle les députés seulement à voter. « Nous vous demandons de le voter et le département va procéder à l’élaboration des textes d’application ».

Enfin, elle a promis que le reste des réponses aux questions sera fait par écrit. En attendant, la société forêt forte et les occupants de la forêt de Ziama, classée patrimoine mondiale de l’humanité sont avertis. Une réponse positive aux préoccupations des députés serait synonyme de fin d’activités pour la première et un déguerpissement pour les seconds.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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