Depuis hier soir, la ville de Boké est confrontée à une manifestation inhabituelle. Dans la matinée de ce mardi 25 avril 2017, les jeunes ont encore repris leur mouvement de protestation contre le manque d’électricité et d’eau dans une préfecture qui abrite 14 sociétés minières.

Selon le correspondant local de Guineematin.com, la ville de Boké et les activités de plusieurs de ces sociétés minières dont Guinea Alumina Corporation (GAC) sont paralysées avec la fermeture de la circulation par les jeunes manifestants. Les écoles sont fermées, le marché et les ateliers sont également fermés. Mêmes les médecins n’ont pas pu se rendre à l’hôpital… Un peu partout, les jeunes ont érigé des barricades et brûlent des pneus pour réclament l’électricité et l’eau.

Il importe de noter que des délestages sont enregistrés à Boké depuis deux semaines ; mais, depuis 4 jours, la ville est complètement plongée dans le noir. Et, c’est ce que les citoyens n’ont pas accepté dans une préfecture qui abrite 14 sociétés minières qui exploitent son sous-sol…

Parmi les dégâts enregistrés jusqu’à maintenant, Guineematin.com a appris que du côté de Korrerah, le groupe électrogène qui alimentait la gare de la CBG a été incendié, complètement calciné. Egalement, le siège de la société électricité de Guinée (EDG) a été attaqué hier nuit par les manifestants.

Enfin, rappelons ce message prémonitoire de l’honorable Abdoulaye Sylla, député uninominal de l’UFR à Boké, à l’occasion du CA (qui s’est déroulé du 02 au 5 avril) : « actuellement, nous assistons à la mort de notre environnement et bientôt c’est nous-mêmes qui allons mourir. A un moment donné, toute la population de Boké va se lever pour dire merde à ces société ». Comme pour dire que c’est la quasi-totalité des populations locales qui est aujourd’hui révoltée contre ces sociétés minières qui exploitent Boké sans aucun bénéfice pour les citoyens de la préfecture.

A suivre !

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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