Accusée d’avoir délibérément administré des coups de couteaux mortels à sa coépouse, feue madame Safiatou Garanké Bah, lors d’une bagarre qui a éclaté entre elles dans la maison conjugale, à l’absence de leur mari, monsieur Abdoulaye Bah, qui réside en Angleterre, madame Hadiatou Diallo, âgée de 26 ans, a été reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou, ce mercredi 26 avril 2017.

Ainsi, l’accusée a été condamnée à 13ans de réclusion criminelle à temps par le tribunal de première instance de Mamou. L’avocat de la défense, Me Mohamed Abou Camara a interjeté appel de cette décision à l’audience même.

Arrêtée le 13 avril 2013, madame Hadiatou Diallo a fait quatre ans de prison avant de comparaitre devant un tribunal.

A l’ouverture de son procès, le mercredi 12 avril dernier, l’accusée avait plaidé coupable du meurtre de sa coépouse et avait aussi demandé pardon au tribunal.

Rappelons qu’après avoir administré plusieurs coups de couteaux à sa coépouse, madame Hadiatou Diallo avait trainé le corps de feue madame Safiatou Garanké Bah qu’elle déposera dans la douche interne de la chambre de leur mari, Abdoulaye Bah, qui était l’une source du problème qui a conduit au meurtre.

« J’ignore combien de coups elle a reçu parce qu’on se bagarrait. Mais, c’est moi qui ai trainé son corps dans la douche de la chambre », avait notamment dit madame Hadiatou Diallo à l’audience précédente.

Pour sa part, dans ses réquisitions, le procureur avait rappelé la série d’altercations et de bagarre qui minaient la vie de Hadiatou Diallo et Safiatou Garanké Bah d’une part et les faits de meurtre reproché à Hadiatou Diallo d’autre part.

« Est-ce que ces altercations, ces bagarres valaient le coût pour Hadiatou Diallo d’ôter la vie de sa coépouse ?» s’est interrogé le ministère public avant de déclarer que « l’accusée voulait dissimiler le corps de sa victime ». c’est pourquoi, soutient-il, Hadiatou Diallo a dit à ses voisins que sa coépouse était sortie de la maison après la bagarre, alors que le corps sans vie de cette dernière se trouvait dans la douche.

Toujours lors du précédent procès, le ministère public avait fustigé le comportement de « certains compatriotes » qui se marient et qui laissent leurs épouses sur place pour se rendre en occident : « Abdoulaye Bah qui s’est rendu en Angleterre tout en laissant ses deux épouses dans une même maison est responsable de tout ce qui est arrivé », avait-il affirmé, avant de requérir des circonstances atténuantes pour madame Hadiatou Diallo…

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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