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Un calme précaire était observé dans la matinée de ce jeudi 27 avril 2017, la circulation était quasiment fluide, mais cela n’a pas duré longtemps. La manifestation des jeunes a reprise avec une tournure très dangereuse, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Au moment où les femmes avaient étalé leurs marchandises le long des artères du marché central de Boké, huit (8) pickups de gendarmes se sont détachés de la résidence du préfet pour traverser en toute pompe la place occupée par les femmes. Plusieurs marchandises ont été renversé, d’autres piétinées par les gendarmes.

Actuellement, la ville est en ébullition ! Toutes les femmes ont peur et pointent un doigt accusateur sur les agents forces de l’ordre venus de Conakry. Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs abandonné leurs marchandises et courent pour sauver leur vie. « Ce sont des voleurs qui sont venus et non des forces de sécurité », disent les femmes.

Et, suite à ce mauvais comportement des gendarmes, les jeunes ont regagné la rue et ont remis les barricades en place avec des injures de toute sorte à l’endroit des corps habillés : « gnangamadi, mougnati ! », lire « bâtards ! Voleurs ! ». Les jeunes disent être déterminés que tant qu’ils n’obtiendront pas le courant 24H/24, ils ne baisseront pas les bras. « On a demandé le courant 24 heures, ils nous ont envoyé que de 19H à 1H du matin. C’est des menteurs ! Tant que nous n’obtiendrons pas satisfaction, Boké ne sera pas stable », a avertit un manifestant de passage.
C’est alors la frayeur totale qui règne actuellement à Boké. Les tirs ont repris dans la ville. Chacun cherche des routes raccourcies pour sauver sa tête.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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