Jusque-là, l’Assemblée nationale guinéenne était décriée à cause d’importantes sommes réclamées par les députés pour peu d’impact sur la pauvre Guinée, sur les innombrables conflits entre les réseaux des différents responsables ou encore les polémiques politiciennes qui amusent certains, mais frustrent la majorité des Guinée.

Ces derniers temps, Guineematin.com a appris que le doute sur la moralité du personnel du parlement ne se limite pas qu’aux députés. Ils sont 148 employés de la deuxième institution du pays qui sont accusés de fraudes.

Pour comprendre comment une telle magouille a été possible, qui la favorise et qui sont les bénéficiaires, Guineematin.com a dépêché un de ses reporters à l’Assemblée nationale. Et, l’interlocuteur qui a reçu notre journaliste a été la troisième personnalité de l’institution, après le président, Claude Kory Kondiano, et le premier vice-président, Saloum Cissé.

Selon l’honorable Luceiny Fofana, Président de la commission recensement et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, « au début de la troisième législature, on avait une pléthore. On était à près de sept cent (700) employés à l’Assemblée nationale pour cent quatorze (114) députés. C’était un peu étonnant ».

Après avoir passé au peigne fin tous les dossiers concernant les employés parlementaire, la commission dirigée par l’honorable Fofana a détecté plusieurs cas d’anomalies.

« Nous sommes à la deuxième phase. On a déjà fait une première phase au cours de laquelle nous avons détecté des situations rocambolesque. Le personnel qui figurait sur la liste, il y en a qui étaient morts, il y en a qui étaient à l’étranger depuis 4 ou 5 ans. Des situations qui étaient vraiment bizarres que nous avons essayé de corriger. Il y a aussi des gens qui doivent faire valoir leurs droits à la retraite aussi », a précisé le président de la Commission.

« Après une première décantation, nous avons une masse de personnel qu’il fallait évaluer, savoir s’ils ont des aptitudes qui permettent de qualifier le travail de l’Assemblée nationale. Cela se fait par une vérification des diplômes et voir le niveau d’absentéisme et si les gens n’émargent pas ailleurs », a ajouté la troisième personnalité de la deuxième institution républicaine du pays, après la présidence de la République.

A mi-chemin de cet exercice, une cinquantaine de doublons et une centaine de cas de faux diplômes présentés ont été démasqués par la commission qui continue à faire ce travail de décantation.

Mais, contrairement à ce qui devrait se passer, si on appliquait nos textes de loi, on sait déjà que les sanctions ne seront pas sévères contre ces personnes démasquées…

« En cette période de vache maigre où l’emploi est vraiment rare, le bureau de l’Assemblée n’est pas allée jusqu’à l’exclusion de ces personnes. L’infraction est là, « faux et usage de faux ». Si nous allons dans le sens du droit, ça va être pimenté ! Et, on ne le souhaite pas. Le bureau a décidé de demander aux personnes concernées de présenter les vrais diplômes pour que chacun puisse être classé suivant son mérite », a indiqué l’honorable Fuceiny Fofana.

A signaler qu’aucune des personnes concernée par cette affaire de fraude à l’Assemblée nationale n’a accepté de répondre aux questions de notre reporter.

Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél. : 621 607 907

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