« Dans le monde, toutes les 15 secondes, un travailleur meurt d’une maladie ou d’un accident lié au travail. Toutes les 15 secondes, ce sont 151 travailleurs qui sont victimes d’un accident de travail », ont expliqué les membres de l’ONG SSE-Guinée, citant des statistiques de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Cette annonce a été faite à l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, célébrée ce vendredi 28 avril 2017 par l’Organisation pour la promotion de la Santé, Sécurité et Environnement au travail et dans la communauté (SSE-Guinée) et son partenaire, la société de transport et de manutention, AMA. Et, c’est le siège de cette structure, sis au quartier Carrière, dans la commune de Matam, qui a servi de cadre à cette cérémonie, rapporte le journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

De nombreux membres de l’ONG SSE-Guinée, des patrons et employés de la société AMA ont pris part à la célébration de cette journée dont le thème est « Optimiser la collecte et l’utilisation des données sur la Santé, Sécurité au Travail ».

Dans son discours, Mamadou Saliou Diallo, responsable de la formation et de la communication de SSE-Guinée a dit que « la campagne de cette année 2017 vise à mettre l’accent sur la nécessité cruciale pour les pays d’améliorer leurs capacités à collecter et à utiliser des données fiables su la sécurité et la santé au travail. Les pays sont invités à rendre compte sur l’indicateur ‘’fréquence des accidents du travail mortel et non mortels, par genre et statut de migrant’’. Mais, très malheureusement, le constat est qu’en République de Guinée, ces données ne sont presque pas colletées, publiées et/ou traitées afin de tirer des leçons sur les accidents. Elles existent seulement à titre de décoration dans certaines entreprises ou très peu de cadres savent interpréter », a-t-il dénoncé.

Pour inverser cette tendance, l’ONG SSE-Guinée lance un appel pour que les actions suivantes soient entreprises : «l’implication des décideurs afin de réduire le nombre d’accidents et de maladies professionnelles au travail et dans la communauté à travers des programmes de collecte et de traitement des données sur les accidents ; la promotion de la culture de la santé et sécurité dans les entreprises ; le respect par les employeurs de leurs obligations face aux employés, aux communautés et à l’environnement ; le soutien des victimes et proches d’accident au travail, à travers des structures compétentes », a plaidé monsieur Diallo.

Selon des statistiques de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), « dans le monde, toutes les 15 secondes, un travailleur meurt d’une maladie ou d’un accident lié au travail. Toutes les 15 secondes, ce sont 151 travailleurs qui sont victimes d’un accident de travail ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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