L’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces du Changement (UFC) s’est tenue ce samedi 29 avril 2017, à son siège national sis à Taouyah dans la commune de Ratoma. La rencontre, pilotée par le président Aboubacar Sylla, a tourné autour des manifestations dans la ville de Boké et de la crise qui ébranle la Commission électorale (CENI), rapporte le correspondant de Guineematin.com, qui était sur place.

Selon le leader de l’UFC et porte-parole de l’opposition, c’est le gouvernement qui est le premier responsable de la situation qui mine la région de Boké. « Il y a eu encore des manifestations des jeunes qui sont fatigués des conséquences de la mal gouvernance, fatigués du chômage, de puiser de l’eau dans les puits, de l’injustice, de l’inégalité sociale. Donc, dès qu’il y a une petite étincelle qui les amène à protester, parfois ils en font trop. On comprend leur ras-le-bol. Quand les frustrations s’accumulent pendant des années et des années, on se défoule, on dépasse les limites. Mais, le premier responsable de cette situation, ce ne sont pas ces jeunes-là. C’est ce gouvernement qui gère mal ce pays, sans se soucier de l’état de vie des guinéens. Le gouvernement n’a aucun souci, aucune préoccupation pour les besoins essentiels de la population. Et, c’est ce ras-le-bol que ces jeunes ont exprimé », a déclaré monsieur Sylla devant ses militants.

Par ailleurs, Aboubacar Sylla dira que ce ras-le-bol est général et commun à tous les guinéens. « Tous les guinéens aujourd’hui n’en peuvent plus. Ils sont fatigués du chômage, de la mal gouvernance. Ils sont fatigués de voir une minorité s’enrichir insolemment, acheter des maisons, construire des villas de luxe, voyager comme ils veulent sur le dos des guinéens », a-t-il martelé.

Plus loin, l’ancien ministre de la communication prévient le président de la République. « Ce qui s’est passé à Boké, le président de la République, s’il est intelligent, si c’est un bon politicien, comme il le dit, ça devrait lui apprendre à réfléchir sur cette situation. Le jour où toutes les préfectures vont se lever ça sera pire qu’en 2007, lorsque la Guinée s’est levée contre le régime de l’époque. Le jour où les guinéens vont se lever, ils ne s’arrêteront pas. Et je crois que c’est un avertissement, un signal fort qui est adressé à ce régime pour qu’il sache qu’il doit infléchir sa position et ses politiques. Et s’il ne peut pas le faire, alors qu’il cède la pouvoir à des guinéens plus patriotes, plus soucieux des conditions de vie des guinéens, pour que notre pays avance et cesse d’être la risée du monde entier », a-t-il suggéré.

Après avoir longuement décrit les couacs qui minent actuellement la CENI, Aboubacar Sylla a laissé entendre que le fonctionnement de cette institution a un effet direct sur la qualité des élections. «D’après notre Constitution, c’est la CENI qui a l’exclusivité d’organiser les élections et les référendums. S’il y avait autre institution qui pouvait le faire, on aurait mis la CENI de côté car, nous constatons qu’il n’y a pas de perspective d’élections locales dans ce pays depuis de longs mois maintenant », a-t-il déploré.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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