Le siège du Parlement bruxellois a refusé du monde, ce lundi 15 mai 2017. Et, pour cause. C’est l’ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo, qui y animait, devant un parterre de hautes personnalités belges et africaines, de parlementaires bruxellois (dont notre compatriote Béa Diallo) et de ressortissants guinéens de toutes obédiences politiques, une conférence-débat portant sur le thème : « Gouvernance et Démocratie en Afrique: cas guinéen ». Le leader de l’UFDG avait pour co-animatrice, l’ancienne ministre belge de l’Intérieur, Madame Joëlle Milquet, par ailleurs députée bruxelloise, a constaté sur place Guineematin.com via son Correspondant en Europe.

C’est à Madame Milquet Joëlle qu’a échu l’honneur d’ouvrir la conférence, dans une salle archi-comble, par un discours liminaire ayant permis à l’auditoire de cerner l’essentiel de la catastrophique situation sociopolitique et économique qui prévaut en Guinée sous Monsieur Alpha Condé.

De la violation des règles et principes démocratiques à la confiscation des droits fondamentaux des citoyens guinéens, en passant par la non application des différents accords politiques, la répression sanglante des manifestations politiques et les intentions inavouées de Monsieur Alpha Condé de se maintenir au pouvoir, rien n’a échappé à l’attention de l’ancienne ministre belge, comme si elle vivait en Guinée.

Dans la même lancée, la parlementaire bruxelloise s’est solennellement engagée à accompagner Cellou Dalein et l’Opposition Guinéenne à mener un lobbying d’envergure devant permettre la normalisation de la vie démocratique en Guinée.

Prenant la parole sous les ovations nourries de la salle, le Chef de File de l’Opposition guinéenne a structuré son intervention en cinq axes principaux: la légitimité du pouvoir en place, la sécurité, la corruption, l’état de la pauvreté et l’immigration.

C’est justement à propos de la problématique afférente à la légitimité ou non du pouvoir actuel que le Chef de File de l’Opposition dénoncera toutes les tares de la gouvernance d’Alpha Condé, avant de conclure que « la légitimité du président actuel de la Guinée est contestable ».

Et, Cellou Dalein d’argumenter son affirmation par le fait que « Monsieur Alpha Condé tient son pouvoir d’élections non transparentes ni justes, le non respect des calendriers électoraux et des différents accords politiques, l’inféodation de la Justice, la capitalisation de l’administration, la précarisation à outrance dans le pays, l’ethnisation de la société guinéenne, la violation des droits humains, l’insécurité galopante, l’impunité érigée en mode de gouvernance, le refus de mettre en place la Cour Constitutionnelle, la nomination de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances au poste de Président de la Cour des Comptes, le tripatouillage du fichier électoral et l’incompétence notoire de la CENI ».

De tout ce qui précède, le challenger d’Alpha Condé aux élections présidentielles de 2010 et 2015 persiste et signe que ces actes posés par l’actuel Président de la République constituent un véritable parjure par rapport au serment que celui-ci a prêté d’être le garant des Lois de la République, de respecter et de faire respecter la Loi et de promouvoir la Démocratie vraie en Guinée.

Nous y reviendrons.

Du siège du Parlement bruxellois, Mandian SIDIBE pour Guineematin.com

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