« Qui veut abattre son chien, l’accuse de rage », dit l’adage ! C’est bien cette assertion qui convient pour expliquer la polémique qui alimente la chronique pour tenter de mettre en doute l’effectivité et la sincérité de l’élection, le 20 mai 2017, à Andorre, du leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, par ailleurs Chef de File de l’Opposition guinéenne, au poste de deuxième Vice-président du Bureau Exécutif de l’Internationale Libérale. Qu’en est-il exactement ? Des précisions dans ce compte-rendu de l’envoyé spécial de Guineematin.com à Andorre.

En fait, le soixante-dixième congrès de l’Internationale Libérale, tenu du 17 au 21 mai 2017, à Andorre, marquait la célébration de l’anniversaire de la Déclaration d’Oxford qui porta cette organisation planétaire sur les fonts baptismaux.

En prélude à la rencontre d’Andorre, il est à préciser qu’une réunion des membres du Bureau Exécutif sortant s’était tenue à Marrakech (Maroc), au cours de laquelle d’éminentes personnalités de l’organisation ont constaté la nécessité d’intégrer Cellou Dalein Dalein dans l’Instance faîtière de l’Internationale Libérale.

Ce constat tirait sa légitimité d’une kyrielle de critères honorablement satisfaits par Cellou Dalein Diallo, dont entre autres: sa riche et longue expérience gouvernementale, sa parfaite maîtrise des questions de développement et de relations internationales, mais aussi et surtout la pertinence de ses contributions dans les débats de l’Internationale Libérale.

Ce groupe restreint de hautes personnalités de l’organisation a estimé, à juste titre, qu’il était urgent et judicieux de coopter l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo qui, consulté à ce propos, n’y a opposé aucune objection. C’est ainsi que sa candidature au poste de deuxième Vice-président fut retenue par consensus. Autant dire que la procédure usitée à Andorre n’était plus qu’une simple formalité.

Auparavant, Cellou Dalein Diallo était admis au sein de l’organisation en qualité de Vice-Président Honoraire, au même titre qu’Alhassane Ouattara et Sidya Touré. A préciser que ce sont soixante-cinq personnalités (Chefs d’État et de gouvernement, ministres), en exercice ou non, qui bénéficient du statut de Vices-présidents Honoraires en raison de leur rang protocolaire.

Diantre ! Il s’en est fallu de peu, lors de du dernier congrès de l’Internationale Libérale à Andorre, pour que Sidya Touré et l’UFR soient exclus de l’Organisation pour violations des dispositions de l’article 9 de la Constitution qui stipule que le non paiement des cotisations pendant deux années consécutives entraîne, ipso facto, l’exclusion du parti politique fautif et de son leader. Or, l’UFR enchaînait déjà deux ans sans pouvoir honorer ses engagements y afférents. Il a fallu que la liste des formations politiques insolvables soient rendue publique et que celles-ci soient placées sous la rigueur de l’article supra-mentionné pour que l’actuel Haut Représentent du Président Condé se rachète en catastrophe. C’est ainsi que Sidya fut maintenu parmi les soixante-cinq Vices-Présidents Honoraires.

Toujours à Andorre, deux formations politiques africaines ont signé, cette année, leur admission au sein de l’Internationale Libérale. Il s’agit de REWMI d’Idrissa Seck du Sénégal et du Mouvement Démocratique Orange du Kenya. Cette mesure d’admission a permis, par ricochet, à Idrissa Seck d’être éligible parmi les soixante-cinq Vices-Présidents Honoraires.

Quant aux partis politiques africains dont les candidatures ont été admises en qualité d’observateurs, il y avait l’APR de Macky Sall du Sénégal, l’UPC du Burkina et l’ADN du Madagascar.

De l’autre côté, il convient de préciser qu’au terme du Congrès d’Andorre, le samedi 20 mai 2017, Cellou Dalein Diallo est passé du titre honorifique de Vice-Président Honoraire à celui de deuxième Vice-Président Exécutif de l’Internationale Libérale, avec à la clé un Bureau Exécutif de dix membres ne comprenant que deux africains.

Suite à cette brillante élection du Champion de l’UFDG, c’est toute une pléiade de hautes personnalités présentes à la cérémonie, dont le ministre ivoirien de la Jeunesse (représentant le Président Ouattara), qui se sont relayées à la tribune pour louer et magnifier les qualités d’homme politique avisé de Cellou Dalein Diallo, non sans marteler leur satisfaction pour l’honneur fait à tout le continent africain via le Chef de File de l’Opposition guinéenne.

Le nouveau Bureau Exécutif de l’Internationale Libérale est composé de dix membres et structuré ainsi qu’il suit: un Président, un Président Adjoint, Six Vices-Présidents Exécutifs (Cellou Dalein en est le deuxième) et deux Trésoriers.

1- Président: Docteur Juli Minoves Triquell (Andorre)

2- Adjoint au Président: Hakima El Gaîté (Maroc)

3- Premier Vice-Président: Al-Sahlani (Suède)

4-Deuxième Vice-Président : Cellou Dalein Diallo (Guinée)

5- Troisième Vice-Président : Eduardo Montealegre (Nicaragua)

6- Quatrième Vice-Président : Karl-Heinz Paqué (Allemagne)

7- Cinquième Vice-Président : Astrid Thors (Finlande)

8- Sixième Vice-Président : Robert Woodthorpe Browne MBE (Angleterre)

9- Premier Trésorier : Manfed Eisenbach (Allemagne)

10- Deuxième Trésorier : Dzevdet Chakarov MP (Bulgarie)

Enfin, faut-il signaler que la première réunion ordinaire du Bureau Exécutif de l’Internationale Libérale se tiendra à Madrid (Espagne), le 25 juin 2017.

Mandian SIDIBE, envoyé spécial de Guineematin.com à Andorre

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