Dans la matinée de ce samedi 03 juin 2017, les activités de la société « Forêt Forte » (situé à Niampara, à Km 18 de la ville de N’zérékoré), sont perturbées par une grève des travailleurs, a appris un journaliste de Guineematin.com qui a été joint au téléphone par plusieurs employés grévistes.

Selon ces informateurs, les ouvriers employés par cette société sont très mal payés. Certains n’auraient même pas le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) qui est de 440 000 GNF par mois ! « Le ministre est passé ici, les responsables ont dit que nous sommes payés entre deux millions cinq cent à trois millions cinq cent mille, alors que les gens sont payés à six cent et sept cent mille. Certains sont même payés à quatre cent mille francs par mois », a dit un des travailleurs.

Plusieurs autres employés de Forêt Forte ont joint Guineematin.com au téléphone pour annoncer le début de leur grève et expliquer les conditions « très difficiles » de leur travail. « Nous n’avons pas de gangs, pas de chaussures de sécurité, pas de lunettes, pas de casques, pas de boite de sécurité. Nous travaillons dans des conditions extrêmement difficiles. Et, même quand le doigt d’un travailleur est coupé, il n’est pas traité ».

Selon Moussa Koné, chauffeur grimé, même quand un travailleur réclame une réparation de son camion il est sanctionné. Lui a été mis à pied deux fois à cause de son camion qui est tombé en panne. « Mais, cette fois, s’ils veulent, ils n’ont qu’a me renvoyer », se fâche-t-il, précisant qu’il y a des travailleurs qui sont payés à seulement trois cent mille francs guinéens par mois…

Il faut rappeler que Forêt Forte S.A est une société d’exploitation forestière spécialisée dans la production du bois d’œuvre et de contreplaqués qui coupe la moitié du bois de la Guinée Forestière, particulièrement à N’zérékoré, dans la préfecture de Lola et une partie de Macenta, précisément à Massadou à proximité de la Forêt classée de Ziama. Elle est souvent accusée de la destruction de l’environnement en coupant le bois en dessous du 50 diamètre minimum contractuel. « Si les documents parlent de 50 centimètre au minimum, la pratique prouve le contraire ! Car, après exploitation des réserves forestières par la société Forêt Forte dans un domaine précis, vous ne trouverez rien comme arbre exploitable. Pire, il a été constaté que cette société s’est désormais lancée dans la carbonisation », accuse-t-on.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin