Port illicite d’arme à Mamou: un policier condamné à 2 ans de prison ferme

Le tribunal de première instance de Mamou a rendu hier, mercredi 14 Juin 2017, sa décision dans le procès de sept présumés coupeurs de route, tous poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à main armée et port illicite d’arme.

Amadou Barry, alias ‘’Yangana’’ qui s’est présenté comme un brigadier-chef en service au commissariat centrale de police de Mamou a été condamné à deux ans de prison ferme pour ‘’port illicite d’arme’’ de petite calibre, tandis que les six autres (Elhadj Abdoulaye Bademba Camara, alias ‘’Bad man’’, Mamadou Lamarana Diallo, alias ‘’Bems’’, Mamadou Macka Sow, Alpha Oumar Diallo, Habib Diawara et Mamadou Bhoye Diallo ont été renvoyé aux fins de la poursuite pour délit non constitué, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Cette décision du tribunal qui intervient au terme de trois semaines de batail judiciaire entre l’avocat de la défense et le ministère public, sonne comme un coup dure pour ce dernier qui avait requis, à l’audience précédente, vingt ans de réclusion criminelle contre Amadou Barry, alias ‘’Yangana’’ et Elhadj Abdoulaye Bademba Camara, alias ‘’Bad man’’.

« Le parquet prend acte de la décision du tribunal et nous interjetons appel, à l’audience même, de cette décision », a déclaré le ministère public, qui semblait visiblement surpris de ce verdict.

Resté ferme avec cette décision, le président du tribunal a ordonné la libération immédiate des six accusés qui ont été acquittés. « La décision est exécutoire. Nonobstant appel, les personnes qui ont été déclaré non coupable doivent être libéré sur le champ », a insisté monsieur Sidiki Kourouma.

Tout au long de ce procès les accusés ont plaidé non coupable des faits portés à leur charge. Et avec l’insistance de la défense, le ministère public avait alors exhibé des scellés versés au dossier. Des scellés composés de deux fusils de calibre douze et un pistolet (tous de fabrication locale), des couteaux, deux balles de PMAK, un sac de 50kg contenant des gris-gris et une chemise de protection, tous saisis chez Amadou Barry, alias ‘’Yangana’’ lors de la perquisition de son domicile.

Des objets dont la propriété a été reconnu par Yangana à l’exception de des deux balles de PMAK. Il avait expliqué au tribunal qu’il avait eu l’un des fusils en héritage et l’autre lui a été confié pour réparation. Quant au pistolet, Yangana avait déclaré l’avoir saisi sur un bandit, à l’époque où il était police communal. Une arme qu’il a finira par garder sans aucune permission.

A noter que dans sa décision, le tribunal a aussi ordonné la confiscation des objets saisi chez Amadou Barry, alias ‘’Yangana’’ et qui ont été versé au dossier à titre de scellés.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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