A quelques jours de la fête de Ramadan, les fidèles musulmans de Kindia s’activent par toutes les manières pour bien célébrer cette grande fête, rapporte le correspondant local de Guineematin.com qui a fait un tour au marché central de cette ville.

Après plusieurs semaines de pénitence, d’abstinence et de pardon, les fidèles musulmans de Guinée, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, s’apprêtent à célébrer l’Aïd Al Fitr, correspondant à la fin du jeûne du mois saint de Ramadan. Une fête précédée de l’achat des habits neufs pour les enfants, les proches et pour soi-même.

Depuis quelques jours, le grand marché de Kindia vit l’ambiance de cette grande fête musulmane. Dans les boutiques et magasins d’habits et de chaussures de la place, les parents se battent à leur manière pour se procurer de nouveaux habits, malgré la conjoncture actuelle du pays. « Je suis venue au marché pour acheter des habits et des chaussures pour ma famille. Le moment est dur ; mais, je n’ai pas de choix. En tant que musulmane et mère de famille, il me faut absolument m’acquitter de ce devoir, c’est pourquoi je suis là », explique Mariam Sacko, mère de famille.

Sur la cherté des prix de ces habits, Sékou Camara, un des commerçants trouvés sur place, explique que les habits sont déjà chers à leur achat à Conakry, sans compter les frais de transport.

Dans les ateliers de coutures et de broderies, les citoyens déplorent la lenteur des tailleurs. Ils s’inquiètent même de ne pas pouvoir les récupérer avant le jour de la fête. « Je suis très pessimiste de porter mes habits le jour de la fête. Depuis plus de deux semaines, j’ai envoyé mon basin ici ; mais, ce n’est pas encore fini », déplore Mamadou Sylla.

Egalement, les salons de coiffure et de beauté vivent au rythme des préparatifs de cette fête, demoiselles ou dames se bousculent pour se tresser ou se maquiller afin de se faire belle avant le jour-j.

La grosse difficulté sur ces préparatifs est le non payements des fonctionnaires de l’Etat. Pour soulager leurs familles, plusieurs travailleurs sont obligés de faire des prêts dans les différentes institutions bancaires de la place. « Nous ne sommes pas payés ! Mon ami, pour ne pas passer la fête comme sans une petite somme et subvenir aux besoins de ma famille, je suis venu contracter un prêt », a dit Moussa Camara.

En attendant l’annonce de la grande fête de Ramadan, les fidèles musulmans de Kindia s’activent sur tous les plans afin de se rendre beaux et sans doute aussi préparer de bons plats…

Sékou Kaba au marché central de Kindia pour Guineematin.com

Tél : 620 74 80 10

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