Que veulent les commissaires de la CENI ? « Tantôt on dit de m’enlever, tantôt on me demande de rester », s’étonne Bakary Fofana

Dans l’après-midi de ce lundi 03 juillet 2017, monsieur Bakary Fofana, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a rendu public une déclaration dans un espace hôtelier de la capitale guinéenne. Après avoir rappelé sa volonté de travailler en harmonie avec l’ensemble des commissaire pour le bien de la Guinée, le président de la CENI est revenu sur les malentendus avec certains commissaires, avant de préciser qu’il n’acceptera pas « d’être pris en otage et tolérer le non respect de la loi », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la rencontre.

Parlant des origines de la crise qui secoue actuellement l’institution électorale guinéenne qu’il président, Bakary Fofana a rappelé que c’est le mercredi 21 juin 2017 que s’est tenue une plénière d’apaisement dans les locaux de la CENI. « En ma qualité de premier responsable de l’institution et animé par le souci d’apaisement à l’intérieur, j’ai tenu à mettre les commissaires face à leurs responsabilités vis-à-vis de la population guinéenne et de la classe politique. J’ai également rappelé que toutes les institutions nationales traversent actuellement des crises. Celle que la CENI a connu n’est donc pas spécifique », a-t-il indiqué.

Selon le président de la CENI, c’est compte tenu de la nature de leur mission, particulièrement dans l’attente de la population pour les prochaines élections qu’il avait demandé à ses pairs de « tourner la page et de tirer les enseignements positifs » pour l’avenir de cette institution, rappelant qu’il a toujours fait la promotion du pardon mutuel entre tous les commissaires.

Mais, parlant du comité de trésorerie, le patron de l’institution est clair : « Nous nous sommes entendus et une commission a été mandatée pour proposer, conformément à la loi, un mécanisme et ses missions en phase avec les textes réglementaires. Ceci n’implique guère l’acceptation du comité de trésorerie », a-t-il précisé.

Alors, en lieu et place de e comité de trésorerie, monsieur Fofana rappelle que c’est plutôt une cellule technique qui a été proposée, conformément aux dispositions du règlement intérieur de la CENI. « Une commission devrait définir les missions de cette cellule. Ceci impliquant que toutes les mentions ou dispositions contraires à la loi devraient être abandonnées », a ajouté Bakary Fofana.

D’après le premier responsable de la commission électorale nationale, il est « surpris et étonné » de l’explication donnée à cette main tendue en affirmant qu’il aurait accepté le comité de trésorerie et présenté des excuses à ses pairs. « Cela n’a jamais été le cas », a-t-il insisté, avant de s’interroger sur les motivations réelles des commissaires frondeurs. « Tantôt, on dit de m’enlever à la tête de la CENI, tantôt on me demande de rester. Je me pose la question que veulent-ils réellement pour ce pays ? ».

Aux dires de Bakary Fofana, il a tenu à faire preuve d’ouverture et de bonne volonté en acceptant le dialogue pour la stabilité et la paix dans notre pays. « Mais, je n’accepterai pas d’être pris en otage et tolérer le non respect de la loi », a-t-il prévenu.

A rappeler que cette sortie médiatique du premier responsable de la CENI guinéenne intervient à la veille de la date annoncée pour sa destination par les commissaires frondeurs.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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