Après la révolte des candidats contre les surveillants, hier, lundi 10 juin 2017, un reporter de Guineematin.com s’est rendu ce mardi au centre Tombo 1 pour chercher à mieux comprendre ce qui s’est passé. Selon nos informations, c’est pendant l’épreuve de Mathématiques (coefficient 4) que les candidats auraient proféré des injures à l’endroit des surveillants qui auraient décidé « d’interdire l’entrée des corrigés des sujets » comme cela se faisait auparavant.

Ce matin, notre reporter a donné la parole au président dudit centre, monsieur Mamadou Siré Diallo, peu avant le lancement des dernières épreuves du baccalauréat de cette année.

Tout d’abord, Mamadou Siré Diallo, a dit que son centre compte 359 candidats dont 171 filles répartis dans 12 salles avec 24 surveillants. Selon lui, du lancement des premières épreuves jusqu’hier vers midi, tout s’était bien passé et que c’est seulement vers la fin de l’épreuve de Mathématiques, dernière épreuve du jour, qu’il y a eu des incidents.

« Dans ce centre, depuis le premier jour, je peux dire qu’il y a eu la tranquillité, il y a eu la discipline. C’est comme vous venez de le dire, hier vers la fin de la journée, il y a eu quelques menaces par derrière la cour. Un petit groupe de jeunes a proféré des injures à l’endroit des surveillants. Ces surveillants ont remonté l’information, nous avons saisi l’autorité. C’est pourquoi, au niveau de Tombo 1, on n’a renforcé la sécurité », a-t-il expliqué.

À la question de savoir pourquoi ces jeunes ont décidé de s’attaquer au centre Tombo 1, monsieur Diallo dit qu’il s’agirait peut-être d’un acte « d’impolitesse, ça ne les regarde pas. Ils sont restés de l’autre côté de la route, ils ont proféré des injures à l’endroit des surveillants. (…). Son excellence, le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation a demandé surtout pour aujourd’hui, de renforcer la sécurité, ce qui fût fait ».

S’agissant des informations selon lesquelles les surveillants avaient l’habitude de laisser les candidats entrer avec des documents et que c’est ce qu’ils ont voulu refuser hier, le président du centre Tombo 1 est catégorique : « ça n’a jamais été le cas dans notre centre, jamais ! C’est l’un des centres les plus calme de Kaloum », a-t-il coupé court.

Comme le centre Tombo 1, on apprend que le même problème s’est posé au niveau de l’école primaire du Centre à Kaloum. Mais, notre reporter a vainement essayé de rencontrer le délégué de ce centre : « monsieur, on ne peut pas recevoir la presse pour le moment… Nous avons une situation toute particulière », a répondu le président du centre 1 de Kaloum.

À suivre !

De Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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