Le complexe scolaire saint Georges s’est imposé cette année devant tous les lycées guinéens en mathématiques en fournissant le premier et le deuxième de la République. Après Abdoulaye Bademba Diallo, le deuxième, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de Mamadou Saliou Diallo, premier de la République.

Décryptage !

« Après mon admission au BEPC, j’étais avec certains amis et on s’est fixé des objectifs à atteindre. Les membres du groupe devaient se battre pour être parmi les dix premiers de la République et, la préparation avait commencée depuis la 11ème année. On avait constitué un groupe de 8 personnes et on a cherché des professeurs pour nous assister. Dès l’ouverture des classes, on a commencé à réviser nos leçons ; car, il fallait atteindre le but visé ».

Les lauréats au baccalauréat sont la plupart des élèves qui ne bénéficient pas d’une grande assistance financière, beaucoup sont des enfants orphelins de pères, de mères ou des deux.

Mamadou Saliou Diallo ne rejette pas cette hypothèse, mais affirme que ses parents avaient mis à sa disposition tout le nécessaire possible pour sa réussite.

« Non ! Moi, je n’ai pas connu ces genres de choses. Je remercie le bon Dieu ; car, j’étais dans de bonnes conditions. Mon grand frère m’a soutenu dans mon projet, mon tuteur aussi avec qui j’ai passé cinq ans, mais également les responsables de l’école qui ont tout mis à notre disposition comme les manuels. Dans la vie, tout ne peut pas être rose ; parfois, il faut s’arracher quand on a des difficultés».

Visiblement heureux, Mamadou Saliou a retracé son parcours scolaire de l’école primaire jusqu’au lycée Saint Georges.

« J’ai fait la première et la deuxième année en Côte d’Ivoire. Après, je suis revenu en Guinée pour reprendre. J’ai fait la 3ème et la 4ème au village à Natibaly, sous-préfecture de Garambé dans la préfecture de Labé. Je suis à nouveau reparti en Côte d’Ivoire pour aller décrocher le CP et je suis revenu faire la 8ème année à Labé. Suite à mes bons résultats à Labé, mon frère a donc décidé de m’envoyer à Conakry où il m’a inscrit au groupe scolaire Saint Georges. C’est maintenant ici que j’ai fait le BEPC et le baccalauréat unique. Et, aujourd’hui, ça a fini par payer », précise –t-il.
Conscient du faible taux de réussite cette année au baccalauréat unique, Mamadou Saliou Diallo a d’abord félicité les admis et ensuite demandé aux non admis de redoubler d’efforts. Il compte se battre encore de plus pour honorer son pays une fois au Maroc.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin