L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a organisé une conférence de presse ce vendredi 28 juillet 2017, à la maison commune des journalistes à Coléah. La démarche consistait à expliquer le niveau d’avancement du dossier sur le massacre perpétré en 2009 au stade du 28 septembre de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans sa communication, le président de l’OGDH, Abdoul Gadirou Diallo a dit que les victimes de ce massacre demandent à ce que ce dossier soit clôturé pour passer au plus rapidement possible au procès.

« A l’issue d’une mission internationale, quatre organisations de défenses des droits humains et de défense des victimes appellent les autorités guinéennes à clôturer au plus vite l’information judiciaire sur l’affaire du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Les parties civiles elles, demandent à ce que cette clôture ait lieu avant le 8ème anniversaire du massacre, afin de permettre la tenue rapide d’un procès emblématique et trop longuement attendu » a annoncé le président de l’OGDH.

Selon lui, l’instruction judiciaire entamée depuis 2010 est aujourd’hui suffisamment complète pour clôturer le dossier au plus vite et ouvrir le procès au plus tard au début de l’année 2018.

De son côté, la présidente de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre, madame Asmaou Diallo a laissé entendre que c’est toute la Guinée qui a été victime le 28 septembre. C’est pourquoi, dit-elle, il est urgent que ce procès se tienne au plus rapidement possible. « Il est urgent que ce procès soit tenu cette année. L’Etat guinéen doit répondre à l’attente de justice exprimée par les victimes. Le procès doit se tenir dans les meilleurs délais afin de leur permettre de tourner enfin cette page douloureuse », a-t-elle lancé.

A la question de savoir si le principal inculpé dans ce dossier, Moussa Dadis Camara sera en Guinée lors de ce procès, l’avocat chargé de mission de la FIDH, monsieur Martin Pradel répond que « personne ne comprendrait que Moussa Dadis Camara inculpé dans le dossier, le procès s’organise, et que la justice envoie une convocation pour qu’il se présente à ce procès, et qu’on le lui refuse. Il a le droit de se défendre. Moussa Dadis Camara a le droit de rentrer en Guinée pour se présenter à son procès », soutient monsieur Pradel.

Il a fait également observer que si la volonté et les conditions ne sont pas réunies par les autorités guinéennes pour la tenue du procès en Guinée, la Cour Pénale Internationale (CPI) sera obligée de prendre en charge le dossier.

Pour rappel, le 28 septembre 2009, une manifestation contre la junte militaire du CNDD dirigée par Moussa Dadis Camara, avait été réprimée dans le sang. le bilan fait état de 156 morts et de 109 femmes violées.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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