Au cours de la conférence de presse du ministère de la justice de ce vendredi 04 août 2017, la question de la traite des êtres humains et de leur répression a polarisé l’attention. Les procureurs de Mafanco et de Kaloum ont apportés des éclaircissements sur les différents dossiers traités et ceux pendants, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Il est revenu à Aly Touré, procureur par intérim près le tribunal de Première Instance de Mafanco, de planter le décor sur la traite des êtres humains, une « nouvelle forme de criminalité » qui menace la société guinéenne. « La traite des êtres n’était pas connue dans notre pays. Mais, ces 5 dernières années, on a remarqué que le phénomène a été transposé d’autres pays pour la Guinée, transitant par la Sierra Léone et le Libéria. Ces réseaux sont formés dans ces différents pays et ont pour point d’attache la Guinée », a expliqué Aly Touré.

Plus loin, le procureur de Mafanco dira qu’on fait miroiter des choses aux victimes qu’on envoi dans les pays du Golfe Persique. Il ajoute que des traitements inhumains et dégradants sont infligés à ces compatriotes : travail domestique de 6h à 23 h, exploitation sexuelle, privation de documents de voyage…

Pour ce qui est de la répression cette nouvelle forme de criminalité, le ministre de la justice a promis que les juges auront la main lourde. C’est pour cette raison d’ailleurs que des peines allant de 3 à 6 ans de prison ferme ont été prononcées par le TPI de Mafanco contre 5 membres d’un réseau de trafic d’êtres humains (dont une femme). Une amende de 500 mille francs guinéens a été infligée à chacun d’entre eux.

D’autres affaires de ce genre sont également en instance dans d’autres tribunaux, notamment à Dixinn et Kaloum alors que les arrestations se poursuivent grâce aux efforts du colonel Moussa Thiegboro et de ses hommes.

Alpha Mamadou Diallo pour Guinematin.com

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