Le concours d’accès à l’Institut polytechnique Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, a été lancé dans la matinée de ce lundi, 28 août 2017, à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Et, c’est le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), Monsieur Abdoulaye Yéro Baldé qui a présidé la cérémonie du lancement, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Au total, 135 candidats de nationalité guinéenne (122 bacheliers admis à l’université cette année et 13 licenciés), s’ils sont admis au concours, iront suivre une formation de deux ans à l’école préparatoire avant de faire le concours d’entrée en ingénierie. Et, pour cette première édition, le concours a trois disciplines : l’anglais, la connaissance générale (culture générale et Français) et la connaissance scientifique (Mathématiques, physique et logique), a-t-on appris sur place.

Dans sa communication, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé, a rappelé que la Guinée a signé un accord de coopération avec l’Institut polytechnique de Paris et la mise en place de grandes écoles préparatoires aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger.

Selon le ministre, l’Institut polytechnique de Yamoussoukro déjà en avance sur notre pays, produit des étudiants qui sont entrés à l’Institut polytechnique de Paris cette année. « Donc, nous voulons suivre le même cheminement cette année. Nous voulons profiter de leur expérience. Déjà, nous avons envoyé une équipe à Yamoussoukro qui est revenue. Et, ils nous ont fait l’amabilité d’organiser le concours d’entrée dans les classes préparatoires dans les écoles d’ingénieurs de l’Institut technique d’Houphouët Boigny de Yamoussoukro en sélectionnant sur place ici en Guinée et des élèves qui viennent d’avoir leur BAC, les plus méritants mais aussi les étudiants qui sont sortis de nos écoles d’ingénierie », a-t-il expliqué, remerciant de passage les autorités éducatives ivoiriennes pour cette opportunité qu’elles offrent aux élèves guinéens.

Parlant des critères de choix qui ont permis à ces étudiants bacheliers de participer à ce concours, le ministre de l’Enseignement supérieur guinéen a dit qu’il s’agit là des admis en science expérimentale et sciences mathématiques.

« Ce sont les meilleurs, je crois que le minimum a une mention bien. Ce sont eux qui sont là, parce qu’on veut poursuivre l’excellence ; donc, on ne recrute que les meilleurs. Il en est de même pour les ingénieurs, ce sont les meilleurs qui sont sortis de nos écoles, que ça soit polytechnique de Conakry ou l’Institut technologique de Mamou, ce sont les meilleurs qui ont été sélectionnés », a-t-il indiqué.

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, le Dr. Palé Sié, secrétaire général de l’Institut général polytechnique d’Houphouët Boigny de Yamoussoukro a dit que la condition de participation à ce concours est qu’il faut avoir le BAC de l’année en cours avec une mention Bien. « La Guinée a eu cette année la chance de ne pas participer par la phase d’admissibilité ; sinon, le concours a deux phases : il y a une phase d’admissibilité où les élèves eux-mêmes entrent leurs noms sur notre plateforme et sont classés en fonction de leur moyenne. Et, après, c’est ceux qui sont admis qui sont convoqués pour venir competir sur table. Mais, comme la Guinée, c’est maintenant que nous démarrons, on a permis que le recrutement se fasse directement avec les étudiants ayant déjà la mention Bien pour que ça puisse remplacer l’admissibilité et ce sont cela qui sont convoqués pour competir sur table », a-t-il expliqué.

Seulement, Dr Palé Sié dit ne pas pouvoir donner le nombre de places à l’Institut polytechnique d’Houphouët Boigny de Yamoussoukro pour la Guinée parce que le fonctionnement à leur niveau est interne. « On a 3 008 chambres à l’Institut Polytechnique d’Houphouët Boigny et tous nos étudiants sont internes, c’est-à-dire de la 5ème année jusqu’en 1ère année, sont en interne. Donc, c’est en fonction de la disponibilité des chambres que nous recrutons. Cette année, nous sommes autour d’un recrutement qui va avoisiner les 650. Donc, dans les 650, il va avoir forcément un quota pour les guinéens », a-t-il laissé entendre.

À rappeler que ce concours se passe dans les conditions qu’on dit être transparentes. Chaque candidat a un numéro de PV. Les sujets ont été proposés par les encadreurs ivoiriens et doivent être corrigés par eux. Après correction des copies, c’est de Yamoussoukro que la liste des admis au concours va être publiée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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