Dans quelques jours, les fidèles musulmans vont célébrer la fête de Tabaski ou l’Aïd-el-Kebir. L’heure est aux préparatifs de cette grande fête religieuse. Au grand marché de Madina, l’ambiance est pourtant morose, ce vendredi 25 août 2017. Les marchands se plaignent de la faible affluence des clients. A leur tour, ces derniers accusent la conjoncture économique, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Assis au milieu de ses marchandises, Mamadou Dian Bah, est vendeur d’habits. Il déclare que la clientèle se fait rare malgré le prix abordable de ses habits. « Je revends les pantalons Jeans à 70 dix milles francs guinéens et les chemises ‘’body’’ à 40.000 et 50.000 francs guinéens. Ce n’est pas comme avant, maintenant là les clients ne viennent que peu. Avant, ça allait un peu mieux, avec la saison pluvieuse et la conjoncture, les clients sont rares. Ce n’est pas facile de nos jours, tu peux faire une journée pour ne vendre que cinq à dix pantalons contrairement aux années précédentes où on pouvait vendre cinquante pièces », se plaint ce commerçant.

Thierno Ibrahima Diallo, vendeur de chaussures, soutient lui aussi que le marché est calme. Mais il pense pouvoir augmenter son chiffe d’affaires dans les prochains jours. « Je revends mes chaussures à 50.000 fg voire 70.000 fg. Pour le moment les clients se font rares, depuis le matin je n’ai vendu qu’une seule chaussure, juste pour avoir le quotidien et le transport. Je suis confiant que les jours à venir, les choses vont marcher », espère Thierno Ibrahima Diallo.

Les vendeurs d’habits à la friperie n’échappent pas à cette réalité. Thierno Moussa Diallo, ne manque de mots pour décrire leur quotidien. « Avant, on gagnait assez de clients. Maintenant, il n’y a rien en Guinée. Quand les clients viennent, ils nous disent de baisser le prix des habits à 10.00fg et même nous on ne prend pas les habits avec ce prix au niveau des grossistes. C’est la galère qui fatigue le guinéen, si non les pantalons sont à 30.000 », révèle ce marchand qui ajoute n’avoir écoulé que trois (3) pantalons.

Laye Bérété, vendeur de pagnes Wax, accuse la saison pluvieuse et la cherté de la vie. « Un complet se vend à 75.000 fg, c’est-à-dire trois pagnes. À cause de la pluie, les clients ne viennent pas. Quand il pleut beaucoup, certains n’osent pas sortir sous la pluie pour des achats. Rien ne marche si non tu allais trouver la boutique prise d’assaut par les clients », soutient-il.

Les clients de leur côté trouvent les prix abordables. Pour eux, c’est la conjoncture économique qui handicape le guinéen. Pour Alsény Sow « c’est le manque de moyens qui explique tout ça, je ne sais s’il y a une crise économique. Vous mêmes vous avez vu, il n’ya pas d’affluence dans le marché », a-t-il fait remarquer.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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