Les enseignants-assistants des universités publiques ne décolèrent pas contre les autorités du ministère de l’enseignement supérieur. Une colère qui fait suite à « l’augmentation sélective et injuste» des primes de certains enseignants dans les universités publiques. Ils l’ont fait savoir ce mardi 29 août 2017, à l’occasion d’une réunion tenue dans l’enceinte de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

En effet, dans l’enseignement supérieur public guinéen, il y a quatre (4) grades : l’assistant, le maitre-assistant, le maître de conférences et le professeur. Selon Mohamed Kaba, porte-parole du collectif des enseignants-assistants « sur les bulletins de salaires, la différence entre les primes de fonction de l’assistant et du maitre-assistant, c’est 5 000 francs guinéens. C’est-à-dire que l’assistant a 30 mille FG et le maitre-assistant 35 mille FG. On ne peut pas comprendre qu’on augmente pour les maitres-assistants, les maitres de conférences et les professeurs, jusqu’à des millions et qu’on laisse les assistants qui, pourtant, font l’essentiel de la pédagogie. Les 98% des charges pédagogiques reposent sur les assistants » a expliqué Mohamed Kaba.

Devant cette situation, les assistants s’étaient réunis pour une première fois pour exprimer leur désaccord. Selon nos informations, une correspondance a été adressée au ministre de tutelle, Abdoulaye Yéro Baldé pour lui demander de leur accorder la même augmentation que les 3 autres grades. Mais, les assistants disent que le ministre et son cabinet n’ont pas accédé à leur demande.

La rencontre de mardi à l’Université Gamal de Conakry a regroupé une cinquantaine d’assistants de Conakry et des universités de l’intérieur du pays. Après une longue heure de débats, le collectif décide de maintenir la pression et promet de ne pas reculer. « Plusieurs propositions ont été faites et une commission doit travailler pour faire la synthèse en vue de définir la marche à suivre. Nous serons très prochainement situés », a laissé entendre, monsieur Kaba.

D’ores et déjà, les assistants disent qu’ils ne reculeront point et que l’ouverture prochaine des classes dans les universités en dépend. « Si rien n’est fait, personne n’ira en classe à l’ouverture. En tout cas, les 2400 assistants ne répondront pas présents », a martelé Mohamed Kaba.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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