Depuis quelques années, les chinois sont devenus les maîtres de l’exploitation de la bauxite dans la région administrative de Boké. Les nombreux guinéens qui travaillent dans ces sociétés chinoises dénoncent des traitements « inhumains et dégradants » qui leurs sont infligés par les Chinois, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Au delà des importants marchés obtenus dans le domaine des travaux publics en Guinée, les entreprises chinoises ont fait leu entrée dans l’arène des mines. Elles ont obtenu des mains de l’Etat guinéen le projet Simandou après le départ du géant minier Rio Tinto. A cela s’ajoute l’exploitation des plateaux bauxitiques de Filibowé, dans la sous préfecture de Daramagnaki, préfecture de Télimélé et de ceux de Boffa.

Malheureusement, les collaborateurs chinois n’ont jamais été exempts de reproches. Ils sont constamment accusés par leurs employés locaux de « traitements inhumains et dégradants », en plus des conditions de vie et de travail difficiles. A Boké, il suffit d’être en contact avec certains travailleurs des sociétés chinoises pour que les langues se délient. Aux dires de certains d’entre eux, les chinois n’ont aucun signe de pitié et de sympathie pour les travailleurs guinéens.

« Ici, nous travaillons comme des robots et cela, dix heures par jour. La journée ou la nuit, qu’il pleuve ou qu’il neige, tu dois être à ton poste sans pour autant avoir des équipements adéquats. Ici, on ne tombe pas malade et il n’y a pas d’excuses pour n’importe quel travailleur. Si non, tu ne seras pas payé. Même si ton bras se coupe pendant le travail, si le lendemain tu ne viens pas travailler, tu ne seras pas payé », a confié à notre reporter un travailleur de la Société Minière de Boké (SMB) qui a requis l’anonymat.

Un employé de l’entreprise Henan Chine a expliqué à notre envoyé spécial que « sur les différents chantiers, ils nous maltraitent et nous humilient constamment. Ils nous cognent des fois comme ce fut le cas il y a deux semaines de notre ami Ousmane Soumah et deux autres avant lui. On a peur de payer pour nous parce qu’on ne veut pas perdre notre travail. Pour être clair, les chinois nous considèrent comme des animaux », s’indigne notre interlocuteur.

A signaler que malgré le déplacement du reporter de Guineematin.com vers ces sociétés minières, nos tentatives de rencontrer les responsables chinois sont restés vaines.

Parmi la foultitude d’entreprises étrangères évoluant à Boké, pourquoi c’est seulement les Chinois qui sont pointés du doigt ? Où sont les autorités guinéennes pour faire face à cette situation ?

Nous y reviendrons !

De Boké, Mouctar Barry pour Guineematin.com  

Tél. : 621 607 907

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