La décision du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) d’ouvrir les classes, vendredi, 15 septembre 2017, est tombée à un moment où la conjoncture économique est très difficile pour les parents d’élèves de Labé, surtout les fonctionnaires qui ne comptent que sur leurs maigres salaires pour couvrir la scolarité de leurs progénitures, rapporte une correspondante de Guineematin.com dans la préfecture.

La crise est bien sévère car cette rentrée vient se greffer à la fête de Tabaski passée, constituant ainsi un réel embarra.

Ainsi, pour Malick Sow , enseignant, le ministre devait tenir compte d’un certain nombre de paramètres avant de prendre sa décision : « le fait de payer les enseignants comme d’habituel, la reprise des cours ce vendredi, 15 septembre, nous trouve dans une situation de crise. Non seulement, nous avons dépensé beaucoup l’occasion de la fête qui vient de se passer. Je pense qu’on aurait du anticiper, étudier d’abord les mesures d’accompagnement avant de fixer cette date là ».

Ancien haut commis de l’administration scolaire, Alpha Oumar Ecole Diallo, quant à lui, se focalise sur la cherté de la vie pour le guinéen lambda : « on sait que les 90% de la population guinéenne sont pauvres. Compte tenu de ce facteur là, il allait accepter qu’on ouvre l’école au début du mois d’octobre. Il a été éducateur avant d’être ministre. De ce fait, il allait en tenir compte pour tirer une conclusion ».

En tout cas il n’y a pas eu affluence des élèves ce 15 septembre dans les différentes écoles, fait observer Elhadj Idrissa Tounkara : « l’ordre a été donné, mais l’exécution n’est pas facile. Ces premiers jours, les responsables seront dans les écoles, mais la totalité des élèves ne pourra pas être en classe ».

Il était nécessaire donc de penser d’abord aux fonctionnaires avant de prendre pareil décision fustige Mamadou Aliou Diallo : « en ouvrant les classes ce 15 septembre, quelques jours seulement après la fête de Tabaski avec ses frais, vraiment on devait penser un peu aux fonctionnaires ».

Des difficultés vont persister, prévient Koné Céce Joseph, professeur de géologie : « nous avons accepté cette date. Les gens ont pris des dispositions pour recevoir les élèves. Mais ce départ est quand même un peu difficile ».

De Labé, Kadiatou DIALLO pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin