A l’image de leurs homologues de la commune urbaine de Boké, les jeunes de la cité minière de Kamsar ont envahi la rue dans la nuit d’hier samedi 16 septembre 2017, pour protester contre le délestage. Les jeunes avaient érigé des barricades sur tous les artères de la banlieue, notamment du quartier Kaleyiré au marché Sahara, brûlé des pneus, a-t-on appris à travers une source basée à Kamsar.

Mais, grâce à un appui de la compagnie de bauxite de Guinée (CBG) qui s’est déployée pour donner le courant aux quartiers quelques temps après le soulèvement jusqu’à 6 heures du matin et l’intervention des forces de l’ordre, une accalmie précaire a été obtenue, nous rapporte-t-on.

Au téléphone de Guineematin.com, le sous-préfet de Kamsar, Madame Sama Kaba a décliné cet après-midi ce qu’elle pense être la cause de la révolte des populations de sa zone : « c’est suite à la bagarre de deux jeunes derrière le marché Sahara que les jeunes ont profité de l’occasion pour barricader la route de Kaleyiré à Sahara. Ils ont brûlé des pneus sur la route. Ils n’ont pas fait beaucoup de dégâts, mais ils ont brûlé le véhicule d’un blanc par un malentendu », a-t-elle avoué.

Cependant, à en croire la première représentante de l’État à Kamsar, le mouvement a été maitrisé et le calme revient progressivement dans la ville. « Grâce à la bonne volonté des sociétés minières, notamment la CBG qui a donné le courant jusqu’à 6 heures et la sensibilisation des uns et des autres, les jeunes ont compris et la majeure partie des barrages ont été enlevé. Le maire, les sages et moi, continuons les sensibilisations au niveau des jeunes pour qu’ils puissent s’abstenir le temps qu’une solution idoine soit trouvée », rassure Madame Sama Kaba.

Par contre, un citoyen de Kamsar habitant au quartier Kassongoni joint au téléphone par Guineematin.com, met en garde les autorités locales et confie que le calme n’est que temporaire : « pour le moment nous sommes au repos en attendant la nuit. S’ils envoient le courant ce serait finit mais dans le cas contraire nous allons reprendre la rue. Certains barrages sont qu’en même enlevés, mais il y a toujours d’autres à la barrière. Ils ont envoyé les « babylones » pour nous intimider mais si le courant n’est pas rétabli, nous ne céderons pas », a averti le jeune qui a souhaité gardé l’anonymat.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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