Un contentieux oppose depuis quelques temps le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC) et l’Union européenne (UE). Ce différend, né de la gestion de la subvention de l’UE pour l’observation et le suivi des élections législatives de 2013, prend une nouvelle tournure. Le bureau actuel du CNOSC compte transmettre le rapport d’audit de cette gestion à la justice guinéenne, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est à travers une conférence de presse, animée hier mardi 26 septembre, que le CNOSC a fait cette annonce. Dr Dansa Kourouma, président actuel du CNOSC, a voulu lever l’équivoque. « C’est un dossier de 2012, deux ans avant que je ne sois président du CNOSC. Il ne faut pas qu’il y ait la confusion entre ce dossier et l’équipe qui gère actuellement le CNOSC. La Deuxième précision est que j’ai été élu à la tête du CNOSC parce que je n’étais pas associé à ce dossier. Le personnel qui a géré ce projet entre 2012-2013 a été entièrement remplacé par décision de l’Assemblée Générale. Et, l’une des missions qu’on a confié à mon équipe et moi, était de faire toute la lumière sur ce dossier, pour que l’organisation soit débarrassée des soupçons », a laissé entendre Dr Dansa Kourouma.

Par ailleurs, selon Dr Kourouma, cet audit, portant sur la somme de 300 mille Euros, a concerné plus de 300 personnes. « L’argent avait été donné pour prendre en charge 2 000 moniteurs et les superviseurs. Il y avait une centaine de superviseurs, il y avait des contrats aussi avec des ONG qui devraient faire la sensibilisation, c’est-à-dire il y avait des sous-traitances avec des ONG, il y avait même une sous-traitance avec une équipe multimédias qui devait réaliser un film. Environ 400 mille euros ont été donnés, le montant mis en cause est d’environ 300 mille euros », a-t-il précisé.

Pour le président du CNOSC, les « enquêtes » ont porté sur « des dépenses insuffisamment documentés, des dépassements de ligne budgétaire et des dépenses douteuses ou frauduleuses », apprend-on.

Désormais, Dr Dansa Kourouma compte transmettre le rapport de cet audit à la justice. « Pour saisir le compte de la personne incriminée, il faut une réquisition. Donc, il faut que la procédure judiciaire soit engagée. Ça nous permettra de saisir les compte spécifiques des personnes incriminées (…) Comme les personnes incriminées n’ont pas avoué, la meilleure manière pour nous, c’est d’aller en justice», a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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