Depuis de nombreuses années la Délégation de l’Union européenne (UE) accompagne la République de Guinée dans son développement socio-économique, à travers la réalisation de plusieurs projets communautaires et urbains. Pour comprendre davantage l’impact des projets qu’elle a financé dans la région forestière, notamment entre 2014-2017, une importante délégation de l’Union européenne, conduite par madame Elizabeth Peri, conseillère politique, accompagnée d’une vingtaine de journalistes, a effectué des visites sur les différents sites où les projets ont été réalisés, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.

Dans le cadre de son projet d’appui au secteur des transports, la délégation de l’UE a financé la réhabilitation de 63 kilomètre de routes entre Kissidougou et Gueckédou et le maintien de la traficabilité jusqu’à Kondembadou, en direction de Macenta. Le coût de cette réalisation est de 72 646 150 euros. Parallèlement, elle a fiancé la réalisation des plateformes de marché à Walto et un parking à Yendè Millimou, a-t-on appris sur place.

Selon Michel Ricou, responsable de la SATOM, la plateforme qui abritera le prochain marché moderne de Walto a été construite par l’UE à la demande des populations. Cependant, il a exhorté ces derniers à veiller à l’entretien de la route et surtout à cette nouvelle plateforme. « Nous sommes en Guinée forestière, la route est chère, il y a plusieurs choses qu’on ne trouve pas ailleurs. La terre d’ici est très mauvaise, il n y a pas de matériaux à proximité, il n y a pas de latérite. Il y a énormément de passage d’eau sur 63 kilomètres, il y a 163 passages d’eau ; et, c’est ce qui augmente le coût des travaux. Tout est une question d’entretien, nous sommes dans une région où il pleut abondamment, plus vous vous approchez de N’zérékoré, plus vous allez atteindre les 4 000 millimètres par ans. Et, le premier ennemi de la route, c’est la pluie et les gros porteurs», a-t-il expliqué.

Par ailleurs, ce responsable de l’entreprise SATOM s’est plaint des dégâts sur la route, causés par l’entreprise qui installe la fibre optique. « Vous avez vu dans certains endroits, il y a eu des démolitions, ce qu’on leur demande, c’est de remettre les choses comme elles étaient, ce qu’ils ne font pas ! L’inconvénient, c’est que l’eau va finir par monter sur la route et dégrader la route ; c’est ça le grand danger de tous les dégâts qui sont causés sur la route. Il y a un constat qui existe et que doit remédier l’entreprise qui pause la fibre optique », a-t-il dit Michel Ricou.

Après ces deux localités, la délégation a mis le cap sur Sérédou, dans la préfecture de Macenta. Là-bas, la mission s’est d’abord entretenue avec Joseph Gbaka Sandouno, chef du projet désinstitutionnalisation et de relèvement multi-sectoriel.

Selon lui, ce projet a consisté à la prise en charge des orphelins d’Ebola, la construction des forages et des latrines dans les écoles. « Comme vous le savez, Ebola a causé beaucoup de dégâts physiques et émotionnels aux communautés. Et, les enfants ont été le plus touchés compte tenu de leurs vulnérabilités, compte tenu de leurs besoins particuliers. Depuis donc cette épidémie, Plan international Guinée était en ligne de fronde auprès des communautés guinéennes, avec les partenaires techniques et financiers pour lutter contre la maladie. Après donc cette phase de la lutte, les partenaires techniques et financiers qui ont contribué à l’éradication de la maladie continuent à redoubler d’efforts pour répondre aux multiples conséquences de cette épidémie sur la population. C’est dans ce contexte que Plan international Guinée a obtenu le financement auprès de l’Union européenne d’une valeur 3, 3 millions d’euros pour la mise en œuvre de ce projet appelé opération multi-sectoriel post Ebola dans les préfectures de Gueckédou et de Macenta », a rappelé chef du projet désinstitutionnalisation et de relèvement multi-sectoriel.

Ainsi, le projet couvre 15 communes sur les 25, qui ont constitué l’épicentre de la maladie, a indiqué Joseph Gbaka Sandouno. « Au sein de ces 15 communes, nous avons 144 écoles parce qu’il faut rappeler que toutes les activités du projet sont centrées sur l’école. Alors, au niveau de ces sites, depuis janvier 2016, on est en train de renforcer la résilience de ces communautés durement frappées par Ebola pour voir comment il faut les relever(…). Nous avons formé plus de 5 000 personnes à l’hygiène et à la protection des maladies à potentielles épidémiques au niveau de ces écoles. Nous avons également réalisé 43 points d’eaux dont 18 forages pour permettre à l’hygiène et à l’assainissement d’être visibles à l’école, nous avons également élaboré un guide d’hygiène pour être vulgarisé dans les écoles », a-t-il cité comme résultats du projet.

La dernière étape de cette visite a été à l’ECOGARDES du massif de Ziama. Des explications des gardes forestiers, le projet a été un succès car il a parmi la formation de plusieurs agents, l’arrestation de nombreux braconniers, le reboisement de milliers d’arbres entre autres.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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