La salle des actes du palais du peuple de Conakry a servi de cadre le samedi dernier, 4 novembre 2017, à la clôture d’un atelier de formation de la société civile guinéenne sur la norme ITIE 2016 et la divulgation des rapports ITIE de 2013, 2014 et 2015. Organisée par l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT) avec un financement de l’ambassade de la Grande Bretagne en Guinée, l’évènement a connu la présence de plusieurs structures dynamiques de la société civile venues de Conakry et de l’intérieur du pays.

Depuis 2005, la Guinée poursuit laborieusement la mise en œuvre de la transparence dans les industries extractives dans un souci de la qualification de la gouvernance minière.

Selon le président de l’AGT, trois faits majeurs justifient l’atelier qui vient de se tenir. Il s’agit notamment de l’adoption, en février 2016, d’une nouvelle version de la Norme ITIE ; de la publication des rapports ITIE Guinée 2013, 2014 et 2015 ; et, de l’élaboration du rapport ITIE Guinée 2016 et la préparation de la prochaine validation de la Guinée prévue en 2018.

Pour Elhadj Mamadou Taran Diallo, bien que des progrès sont réalisés dans la publication des rapports, l’impact de l’ITIE sur les reformes, la lutte contre la corruption et le détournement des recettes publiques doit s’amplifier.

« Pour les communautés riveraines des sites miniers, l’ITIE, au-delà d’une simple formalité d’image, doit fournir à temps opportun des données pouvant contribuer à satisfaire les attentes d’une population victime des méfaits plutôt que bénéficiaire de l’exploitation minière et souvent abusée dans la gestion des revenus qui en résultent. Les dernières justes et légitimes revendications économiques et sociales à Boké et d’autres préfectures indexent bien sûr l’Etat mais aussi interpellent la société civile dans ses rôles… », a affirmé le président de l’AGT.

L’ambassadeur de la Grande Bretagne qui était à l’ouverture de cet atelier à coté du secrétaire général du ministère des mines et de la géologie a réitéré l’engagement de son pays a accompagné l’ITIE dans la transparence des industries extractives.

Après ces deux jours d’intenses débats entre spécialistes de l’ITIE et acteurs sociaux, des recommandations ont été faites pour une grande participation de la société civile et une large diffusion des rapports. Il s’agit entre autres de la divulgation annuelle du rapport de l’ITIE, de la représentation de la société civile au niveau du comité de pilotage, de la création d’un sous comité ITIE dans les localités minières, de la finalisation de l’application du code minier, de la multiplication de cette formation dans les régions, etc.

Au terme donc de cet atelier, les acteurs sociaux se sont suffisamment appropriés de ce précieux outil d’information et de bonne gouvernance minière qu’est l’ITIE. La formation les a permis de maîtriser la Norme ITIE pour accomplir les devoirs reconnus et protégés dans le groupe multipartite, dans la production et la divulgation des rapports et dans la validation ; et, enfin, reconnaître pour divulguer à travers une communication de proximité les rapports ITIE 2013, 2014 et 2015.

Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél. : 00224 621 607 907

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin