La justice de paix de Mali et le commissariat central de police ont difficilement réussi à transférer, ce samedi, 11 novembre 2017, à la maison centrale de Labé, le présumé criminel, Saïdou Diallo Dos accusé d’avoir tué son ami, Idrissa Diallo alias Bily Marcoye, dans la nuit de lundi à mardi, 7 novembre 2017, a appris Guineematin.com d’une source officielle.

Le commissaire central de police de Mali, Kandet Bangoura a déclaré au téléphone de Guineematin.com dans l’après-midi de ce samedi, 11 novembre 2017, n’avoir jamais été animé d’une quelconque intention de fermer les portes de son bureau à la presse locale.

Au contraire, il précise avoir eu un contretemps indépendant de sa volonté. Car, au moment où la presse locale sollicitait un entretien avec lui, l’officier de police et son juge de paix n’avaient pas la force morale de communiquer sur cette affaire, parce qu’ils n’étaient pas sûrs de pouvoir déférer le prévenu à Labé, faute de moyens financiers.

« Toutes mes excuses. Ce n’est pas un refus. Mais, on avait un problème d’argent et de véhicule pour transporter le prévenu à Labé. On était donc à cheval entre la préfecture et le camp pour demander les moyens. Finalement, on n’en a pas eu. Le juge lui-même et moi, nous nous sommes concertés pour trouver un moyen de déplacement. Le juge a fourni le véhicule et nous nous avons donné le reste, parce qu’on a tout fait pour avoir de l’argent par-ci, par-là, impossible. J’étais avec greffier. On montait, on descendait, parce qu’on avait peur de la réaction de la population. Il fallait l’évacuer à tout prix. C’est tout. Vouloir vous fournir des renseignements alors qu’on n’a pas pu le sortir d’ici, la population voulait le lyncher, ce n’était pas facile », a-t-il voulu justifier le faux bon qu’il a fait à presse locale, depuis jeudi soir.

Ce manque de moyens financiers était naturellement difficile à comprendre pour les autorités préfectorales et le haut commandement du camp de Mali qui savent tous que le commissariat central de police et la justice paix sont des services de recettes très impitoyables pour les justiciables.

C’est sans doute pourquoi, le préfet de Mali et le commandement du camp militaire ne se sont pas laissés faire par les visiteurs.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin