Une histoire de 15.000 francs guinéens appartenant au présumé meurtrier, Mamadou Diouldé Diallo, rongé par l’alcool et la drogue et connu sous le sobriquet de Dos serait la cause de la bagarre qui a couté la vie, lundi nuit, au soulard Idrissa Diallo alias Bily Marcoye, porteur de bagages dans la commune urbaine de Mali, a appris Guineematin.com d’une source officielle.
Selon le commissaire central de police de Mali, Kandet Bangoura le jeune alcoolique Idrissa Diallo alias Bily Marcoye, porteur de bagages a été tué dans une bagarre nocturne pour avoir bouffé la somme de 15.000 francs guinéens appartenant au présumé meurtrier, Mamadou Diouldé Diallo, un drogué connu sous le sobriquet de Dos.

« Il reconnait les faits qui lui sont reprochés et explique que le lundi il avait remis trois (3) planches en raison de 5000 GNF l’unité au défunt pour aller revendre. Que celui-ci a revendu les planches et a bouffé l’argent. Ils étaient tous dans la buvette. Ce sont des grands soulards. Même celui qui est mort est un soulard. On les appelle d’ailleurs avarie. Mais, le défunt est meilleur à son présumé meurtrier. Il boit. Il transporte des bagages. C’est aussi un petit voleur de petites choses comme le riz par exemple. Par contre, l’autre ne vole pas mais c’est un grand soulard. Il a agressé sa Maman. C’est pourquoi elle a pris tangente, parce que la dernière fois sa maman est venue nous trouver pour nous dire que son enfant la frappé », expliqué au téléphone de Guineeematin.com le commissaire de police.

Quelques jours seulement avant de fuir le domicile familial suite à l’agression dont elle a subi de la part du présumé criminel qu’elle a mis au monde, cette dame soutenait son fils contre un sous-préfet en poste dans la préfecture de Mali devant le commissariat central de police.

« Il a pris la moto du sous-préfet pour aller à Labé où il est resté. Il a fini par gâter la moto. On lui dit de réparer ce qu’il a gâté, il dit qu’il refuse, qu’il ne répare pas. Il était sous l’effet de l’alcool. Sa maman vient soutenir le petit. Finalement, nous avons dit au sous-préfet que le jeune là est inutile, abandonnes. Il a accepté d’abandonner. La semaine dernière, il est allé à la mosquée. Au moment du sermon du vendredi il a insulté tout le monde. Et les gens ont lu la Fatiha contre lui », révèle le commissaire de police.

Revenant sur les circonstances du crime, le commissaire Kandet Bangoura a ajouté : « quand il a réclamé ses 15.000 GNF à son ami dans le bar. Ce dernier a avoué avoir bouffé l’argent. Il lui a alors demandé d’aller à la maison où il a d’autres effets aussi à revendre, en l’occurrence le sceau. Ils sont allés. Dès qu’ils sont arrivés, il a demandé à son ami de lui rendre l’argent. Le défunt a répondu qu’il n’a plus ce montant. Ils ont commencé à se bagarrer. C’est ainsi que le présumé criminel a pris un objet contendant pour frapper la victime sur le côté gauche du visage. Dès qu’il a reçu le coup fatal, le monsieur ne pouvait plus se remuer, il l’a pris par le colle pour le trainer 30 mètres hors de la cour, hors de sa chambre. Il est allé donc se coucher après. Le mardi, il se réveille, il prend la bouillard pour aller se mettre à l’aise, il a vu encore le corps qui encore là inerte, qui ne bouge pas. Même position. Il s’est débarrassé de la bouillard, il est rentré vite prendre son pantalon et il a pris la tangente pour Gaya, très tôt le mardi. Nous, c’est le mercredi maintenant que le préfet nous a appelés pour nous dire qu’il y a un corps sans vie derrière chez eux. Quand nous sommes venus nous avons fait le constat avec le médecin, le maire et les sages».

Entretemps, la police a eu la présence d’esprit de regarder dans une concession à côté, les agents ont vu des traces de sang sur les cailloux : « nous avons compris et nous avons suivi cette ligne jusque dans sa chambre où nous avons constaté un désordre total : le fourneau renversé, les traces de sang. C’est de là que nous l’avons considéré comme le suspect N°1».

L’alerte donné a permis de rattrapé le présumé criminel dans son village natal de Gaya, grâce à la collaboration des citoyens et la promptitude du maire de la commune rurale.

Depuis hier soir, Mamadou Diouldé Diallo alias Dos médite sur son sort à la maison centrale de Labé où il attend son procès.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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