Dans la matinée de ce dimanche 12 novembre 2017, quatrième jour de manifestation anti-délestage des jeunes de la sous-préfecture de Sangaredi, un groupe des jeunes a tenté de pénétrer la zone minière de la CBG, située à l’est de la ville. Heureusement, pour faire éviter le pire, les forces de sécurité ont vite repris le contrôle du terrain en dispersant la foule à l’aide du gaz lacrymogène. En plus de ce cas, des gendarmes ont été accusé d’avoir défoncé une boutique électronique dans le quartier Thiankounnaye. Mais là aussi, les jeunes du quartier se sont vite interposés. Tels sont les constats de l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette sous-préfecture.

Au moment où nous mettons en ligne cette dépêche (13H 40), un calme précaire est revenu dans la cité, malgré qu’aucune proposition de fourniture du courant réclamée par les manifestants, n’a été annoncé par les autorités.

Depuis le matin, la route principale de la ville de Sangaredi (de la barrière à la cité), est débarrassée de tous les barrages qui étaient placés par les manifestants. Les forces de l’ordre dont l’effectif augmente du jour au lendemain, ont monté des dispositifs sécuritaires au niveau des grands carrefours de la barrière et de Limanya.

Au marché de Minel, les marchandes se sont matinalement installées pour chercher leur gagne-pain avant qu’autre chose n’advienne.

Par ailleurs, depuis dans la matinée d’hier samedi 11 novembre, les expatriés travaillant à Sangaredi et le directeur de la mine victime d’attaques à sa résidence et à son domicile privé, ont quitté momentanément la ville de Sangaredi.

A rappeler que deux jeunes au moins sont blessés par balles réelles dans la journée d’hier samedi lors d’un affrontement entre forces de l’ordre et jeunes de Thiankounnaye, et plusieurs autres manifestants se sont fait arrêtés et référés dans la ville de Boké.

De Sangaredi, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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