Dans la matinée de ce lundi, 13 novembre 2017, l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry a abrité le lancement du séminaire scientifique dénommé « Rencontre des polytechniques ». C’était en présence du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, du président de l’école polytechnique de Paris (l’X), Jacques BIOT, du Directeur de l’institut national polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukoro, Koffi Nguessan, des anciens Premiers ministre, Ahmed Tidiane Souaré, Kabiné Komara, le gouverneur de la BCRG, Louceiny Nabé, des enseignants chercheurs ; mais, également de nombreux étudiants, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était dans la salle.

Dans son discours de bienvenue, Dr. Doussou Lancinè Traoré, recteur de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a remercié le département de l’Enseignement supérieur pour le choix porté à son institution pour abriter le séminaire. « L’ambition des universités guinéennes en général et celle de Gamal Abdel Nasser de Conakry en particulier est de mettre en place les pierres d’excellence dans divers domaines de formation et de recherche », a dit le recteur.

Au nom du président de l’association des anciens étudiants de l’UGANC, l’ancien Premier ministre, Ahmed Tidiane Souaré, a souligné l’engagement de son association à soutenir cette initiative qui constitue une opportunité supplémentaire pour l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. « Cette initiative permettra à l’université Gamal Abdel Nasser de s’évaluer et de se projeter, de s’ouvrir et de coopérer, de rénover et de s’épanouir », a-t-il dit.

Quand à Koffi Nguessan, Directeur de l’Institut national polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukoro, il a plaidé en faveur d’une plus grande collaboration entre les instituts dans le cadre du renforcement des capacités de recherche. Pour cela, il a rappelé la croissance démographique rapide en Afrique. Une croissance qui ne suit pas le rythme du développement scientifique du continent. « La croissance démographique rapide et le retard dans le développement scientifique constituent des défis majeurs pour l’Afrique », a-t-il lancé, avant de s’interroger sur l’efficacité des formations et l’intégration des diplômés dans le monde du travail.

Pour sa part, Jacques BIOT, président de l’école polytechnique de Paris (l’X), s’est dit très heureux de la collaboration entre son institut et celui de Gamal Abdel Nasser de Conakry. Pour lui, l’enseignement supérieur, l’éducation et l’économie sont intimement liés. « Nous allons apporter notre main aux découvertes scientifiques et technologiques qui vont permettre à l’Afrique de partir sur le même pied que le Nord », a-t-il promis.

Prenant la parole, le ministre guinéen de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé a exprimé son souhait que ce séminaire de Conakry contribue aux vastes reformes entreprises dans le domaine de l’enseignement scientifique en Guinée.

« Ce séminaire revêt une double signification. Tout d’abord, il constitue une étape importante dans la mise en œuvre du mémorandum signé entre l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry et l’institut l’X en juin 2017. Il marque ensuite, la volonté de l’école polytechnique de Paris d’accompagner la Guinée dans la formation d’une élite guinéenne compétitive au plan africain et international. Il traduit enfin la volonté du gouvernement de sortir l’enseignement supérieur et de recherche scientifique de leur isolement », s’est félicité le ministre.

Monsieur Adoulaye Yéro Baldé a rappelé qu’aujourd’hui l’école polytechnique de Paris, l’université Gamal Abdel Nasser et son département ont articulé « une vision partagée de la formation des élites » qu’ils sont déterminés à traduire en acte concret.

Enfin, le ministre de l’Enseignement supérieur a souhaité que cette collaboration initiée aboutisse à une réforme profonde des études d’ingénieries dans notre pays.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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