Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a déclenché une grève générale sur toute l’étendue du territoire national à compter de ce lundi 13 novembre 2017. Pour comprendre si ce mot d’ordre de grève a été respecté ou non, Guineematin.com a dépêché un de ses reporters dans certaines écoles publiques de la commune de Matoto.

Le SLECG a lancé ce mot d’ordre de grève pour protester contre la suspension de certains de ses membres et pour demander l’application des accords le liant aux autorités, notamment la revalorisation salariale. Mais, selon notre constat sur le terrain, ce mot d’ordre n’a été que très peu suivi par les enseignants à Matoto.

Au lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, dès 8 heures, il a été demandé aux élèves, massivement mobilisés dans la cour, de regagner leurs salles de classe. Interrogé, le proviseur Balla Diarra a dit que seuls trois enseignants se sont absentés. « Vous-mêmes vous avez constaté les faits. Ce matin au niveau du lycée Senghor, depuis 8 heures nous sommes sur pieds. Les enfants sont venus massivement et les enseignants aussi sont tous venus avec leurs préparations. Maintenant, ils sont entrain de dispenser les cours. Dans les 26 salles de classe, il y a 90% des professeurs qui sont présents. Donc, j’ai demandé à mes censeurs de faire la situation des deux ou trois professeurs qui ne sont pas là », a-t-il dit.

Parlant des dispositions prises pour combler le vide laissé par ces enseignants grévistes, monsieur Diarra dit qu’il va « gérer ça toute de suite avec les censeurs. Les deux ou trois classes qui ne sont pas occupées, c’est par manque de professeur. Il y a la DCE qui nous a déjà donné un professeur de Français, on attend qu’il se présente. Depuis l’ouverture, on avait 8 professeurs qui manquaient : 2 professeurs de Français, 2 en Mathématiques, il y avait 3 professeurs en Biologie. Grace aux démarches que nous avons menées, presque tous les besoins ont été comblés», a-t-il ajouté.

Au lycée Ahmed Sékou Touré à l’aviation, notre reporter n’a pu avoir accès aux salles de classe. Mais, selon le proviseur Sidiki Kouyaté, qui nous a accordé un entretien dans l’enceinte de la cour, cette grève n’a eu aucun effet dans son établissement. « J’ai un sentiment de satisfaction par rapport à l’appel lancé par notre ministre de rester serein et qu’on ne peut pas aller en grève de façon dispersée. Et cet appel a été entendu ce matin, tous les professeurs se sont présentés. Sur 23 professeurs programmés, il y a eu 19 présents, les autres appelés se sont faits excusés pour des cas d’empêchement. C’est pourquoi, on a pris des dispositions pour pouvoir occuper ces élèves. J’ai mis mes deux censeurs en classe pour pouvoir occuper les élèves, parce que quand l’élève n’est pas occupé, il se livre à la pagaille dans les classes. Vous-même vous voyez l’atmosphère dans la cour, tout est calme, les cours se donnent très bien », a-t-il expliqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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