Nous sommes au deuxième jour de la grève lancée par le Syndicat Libre des Enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). Le bureau exécutif national parle d’une grève organisée par « une dissidence incontrôlée du SLECG ». Cette prise de position a été réaffirmée ce mardi 14 novembre 2017 par ledit bureau exécutif à travers une déclaration rendue publique au siège du SLECG à Donka, dans la commune de Dixinn, a constaté sur place Guinematin.com à travers un de ses reporters.

A travers cette déclaration, lue par madame Kadiatou Bah, chargée des conflits et négociation, le bureau exécutif national du SLECG commence par se féliciter du non respect du mot d’ordre de grève par les enseignants, malgré les perturbations constatées dans certaines écoles. « A l’appréciation que nous avons faite de la situation, nous vous félicitons pour avoir observé notre consigne en restant à vos postes de travail tel que l’avait recommandé l’intersyndicale de l’éducation FSPE-SLECG à travers sa déclaration à l’issue de sa réunion extraordinaire du 08 novembre et décline toute responsabilité liée à la soi-disant grève ».

Par ailleurs, le bureau exécutif du SLECG a rappelé dans sa déclaration que « les deux signataires de l’avis de grève en question, à savoir Aboubacar Soumah et Abdoulaye Portos Diallo, sont suspendus de toutes les activités du SLECG jusqu’à nouvel ordre ».

S’attaquant aux points soulevés par « les dissidents », le bureau exécutif du SLECG informe ses camarades et sympathisants « que les négociations se poursuivent et que tous les protocoles d’accord signés depuis 2015 sont en évaluation pour une application des points non encore exécutés ».

Le SLECG ajoute que certains points sont en cours d’exécution, tel que « l’enrôlement et la prise en charge de plus de 11 mille nouveaux fonctionnaires dont les contractuels de l’éducation engagés suite aux négociations de février 2017 ainsi que la biométrie des travailleurs retraités dans le but d’un assainissement du fichier ».

Dans sa déclaration le bureau exécutif du SLECG a dit en outre, que l’Etat « est un partenaire du syndicat et non un adversaire et le consensus à travers la négociation est une recommandation dans nos relations. Le mouvement syndical doit faire prévaloir la force de l’argument ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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