Après deux semaines de perturbation des cours dans certains établissements scolaires de la capitale, quelques élèves et enseignants ont tenté de reprendre le chemin de l’école ce lundi 27 Novembre 2017. C’était suite à l’appel lancé par le gouvernement et le syndicat proche du gouvernement. Si certaines écoles ont connu une certaine affluence, c’est le contraire qui s’est produit dans d’autres établissements, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

À l’école primaire de Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma, la directrice a confié à notre que tous ses enseignants sont venus. Selon madame Mariam Dalanda Diallo « ce matin, comme c’est une école à roulement, c’est -à-dire une équipe le matin, une autre le soir, les enseignants programmés ont tous répondu présent. Comme vous le constatez sur les 13 programmés, 13 sont venus. Mais, les élèves ne sont pas venus nombreux. Peut-être qu’ils ont peur. Ces derniers temps, des élèves d’autres écoles sont venus ici nous jeter des pierres. Depuis lors nous les avons libérés. Peut-être c’est de ça ils ont peur », a dit la directrice.

Dans la foulée, une enseignante dudit établissement, Madame Hassanatou Bah soutient que « nous, nous sommes venus ici pour répondre à l’appel lancé à la télévision hier. Les enfants eux ne sont pas venus nombreux d’abord. Il y a certains qui viennent en tenue civile pour voir s’il y a cours pour aller se préparer et revenir et ceux qui sont plus proches viendront. Ces enfants, ce sont eux qui vont nous remplacer demain. Mais si nous, nous restons à la maison, ils vont perdre leur formation », soutient l’institutrice.

Interrogée sur la hausse des salaires entre-autres réclamée par les grévistes, Madame Hassanatou Bah répond : « ah… nous sommes d’accord avec la revendication mais les enfants d’abord. Nous allons écouter les autorités et attendre les consignes. C’est d’ailleurs pour les consignes qu’ils ont données hier que nous sommes venus suivre ici. Ils nous ont dit de venir, ils vont négocier avec le syndicat. Donc on est derrière ça ».

À l’école primaire de Simbaya 2, dans la commune de Ratoma, où aucun élève ne se trouvait, ils sont au total 36 enseignants qui travaillent en roulement soient 18 le matin, 18 le soir. Aux dires de la directrice, Hadja Hadiatou Diallo, 18 enseignants dont 17 femmes ont répondu à l’appel ce lundi. Mais, « aucun élève n’est venu. On ne sait pas pourquoi. C’est les parents qui détiennent ce secret. Nous, nous sommes là, prêts comme l’a demandé le Président de la République. Nous tenons à l’éducation des enfants. Mais, puisqu’ils ne sont pas venus, il faut convaincre les parents pour qu’ils laissent les enfants venir étudier ».

Au lycée Kipé, seul le directeur des études, Mamadou Bailo Baldé, était présent. « À 10 h, élèves et enseignants étaient rentrés faute de grand nombre d’élèves. Ils étaient 10 professeurs sur 15 à être présents aujourd’hui », a dit monsieur Baldé.

De nombreux élèves étaient présents au collège Lansana Conté, autrement appelé Collège Sahara. Mais, les cours n’ont pas été dispensés, selon certains élèves que notre reporter a interrogés.

Fodé Mohamed Keita, élève de la 10ème année a dit que la reprise s’est mal passée aujourd’hui dans son école. « Les cours ont mal repris aujourd’hui dans notre établissement. On devait avoir 3 professeurs aujourd’hui. C’est un seul qui est venu et il nous a libérés », a-t-il dit.

À noter qu’aucun responsable des collèges Sahara et Koloma n’a voulu répondre à nos questions.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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