Le représentant-résident du Fonds Monétaire (FMI) en Guinée, a organisé ce samedi 25 novembre 2017, une conférence-débat portant sur « les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne ». C’est la faculté des Sciences Economiques et Celle des Sciences Juridiques et Politique de l’Université de Sonfonia qui a servi de cadre à la rencontre, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La cérémonie a commencé par le discours du professeur Mamady Kourouma, recteur de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Le professeur Kourouma a dit sa joie de voir son université accueillir tous les ans, des représentants de la Banque Mondiale, du FMI ou des représentants de toutes les questions intéressantes de l’humanité pour un partage d’expériences. Ensuite, le recteur a présenté son institution qui compte « quatre facultés, vingt mille étudiants en moyenne par an, près de 400 professeurs »

De son côté, le Dr José Sulemane, après la présentation, s’est exprimé au micro des journalistes. Selon lui, l’exposé des perspectives économiques régionales subsahariennes est une « obligation qui est fait deux fois par an. Ça a été fait après la réunion annuelle de la Banque Mondiale. Le sujet que je viens de présenter, c’est de donner une évolution de l’Afrique subsaharienne, jusqu’aux données plus récentes de 2016. Ça parle sur l’assainissement budgétaire et aussi sur la diversification de l’économie pour donner une idée sur l’évolution des économies de l’Afrique subsaharienne dans ce contexte », a-t-il dit.

Parlant du cas spécifique de la Guinée, le représentant-résident du FMI a dit qu’après le ralentissement de son économie dû au virus Ebola, elle commence à enregistrer un recouvrement de l’activité économique à cause des investissements qui sont fait nomment dans le secteur minier. « Nous pouvons voir qu’il y a des perspectives d’évolution positives dans les prochains trois ans. Et ça, c’est une chose positive pour le développement du pays parce que comme je l’ai dit dans ma présentation, la bonne croissance doit être toujours plus haute que le taux de croissance de la population pour obtenir un PIB par habitant qui est positif. Et ça, c’est bon pour le développement du pays et pour améliorer les conditions de vie des populations ».

S’agissant du montant que le FMI prévoie pour la Guinée pour les trois prochaines années, conformément au programme qu’il a initié avec le gouvernement guinéen, le Dr José Suleymane a dit que l’équipe du fonds travail pour préparer le rapport du service préalablement soumis à la Directrice du Fonds. « Le montant sera décidé au moment du Conseil d’Administration à la mi-décembre. Moi je peux dire que le montant est toujours associé au niveau du quota de la Guinée et la cote totale, c’est environ 290 millions de dollars, mais ça va être décidé au moment du Conseil d’Administration », a-t-il laissé entendre.

Cette conférence-débat a duré près de 4 heures. Elle a permis au conférencier de passer en revue toutes les questions économiques du moment, à la grande satisfaction des participants. C’est par exemple l’impact de l’assainissement des finances publiques sur la croissance en Afrique subsaharienne, la diversification économique en Afrique subsaharienne et les publications du Département Afrique du FMI de 2009 à 2017.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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